Review 986 : Needless – The Cosmic Cauldron

Needless revient avec son deuxième album.

Créé en 2004 en Hongrie, le groupe attendra 2009 pour sa première démo, puis 2015 pour un premier EP. Au début de l’année 2022, Ádám Forczek (chant, Damnation), Tamás Bárány (guitare, Damnation), László Bánfalvi (basse), Fogl Botond (guitare) et Botond Kasper (batterie, Within the Mind) nous présentent The Cosmic Cauldron

On débute avec Warvoid A.D., un premier morceau qui va immédiatement nous placer dans cet univers spatial aux mélodies tranchantes. Les hurlements se joignent aux harmoniques maîtrisées et techniques qui empruntent autant au Black et au Death qu’au Thrash énergique, puis l’accrocheuse Astrogate The Spectral Lane frappe. Les riffs sont rapidement entêtants, offrant au vocaliste la possibilité de nous faire profiter de cris terrifiants ou de hurlements plus lourds pendant que l’instrumentale épique nous transporte, puis The Predation dévoile des sonorités plus sombres. La dissonance de l’introduction est conservée pour les riffs massifs et les mélodies majestueuses, qui autorisent même une petite place au chant clair, alors que Mournful Heavens se montre aussi pesante que sombre. Le son est plus lourd, mais les patterns participent également à cette ambiance pessimiste et lancinante, créant un contraste avec la rage du chant, alors que The Cosmic Cauldron, le titre éponyme, renoue avec l’énergie brute. Les riffs effrénés sont soutenus par un blast puissant et des patterns très efficaces, auquel les musiciens ajoutent leur technicité, puis Odium continue dans cette lancée avec des leads perçants. La base de la rythmique reste tout aussi énergique et accrocheuse, puis The Prism Fortress revient sur ces tonalités lentes et aériennes, et même lorsque la rythmique accélère on sent cette mélancolie lancinante qui perdure. Les harmoniques entêtantes nous mènent à Chrononaut et son groove motivant, tout en proposant des parties parfois sombres, parfois beaucoup plus calmes, à l’image de ce break au son clair, puis le groupe continue dans la quiétude avec Planet Oblivion. Rejoints par Martina Horvath (Thy Catafalque, The Answer Lies in the Black Void…), les musiciens nous offrent un envoûtant duo qui dévoile un contraste imposant avant que la longue Transgalactic ne vienne refermer l’album. Avec ses dix minutes, le groupe mélange cette base épique aux harmoniques tranchantes et entêtantes avec des éléments plus ambiants et sombres, débouchant sur cette outro au piano qui se fond peu à peu dans le néant. 

Needless sait parfaitement mélanger l’énergie avec la puissance. Mais The Cosmic Cauldron ne se contente pas d’étaler la rage d’un Death/Thrash Mélodique, puisque l’on retrouve également les atmosphères ténébreuses d’un Black Metal et des parties très techniques et recherchées.

85/100

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