Review 1104 : Eucharist – I Am The Void

Eucharist annonce son retour avec un nouvel album.

Quinze ans après sa précédente sortie, le groupe mené par Markus Johnsson (guitare/chant) depuis 1989 est prêt à nous présenter I Am the Void, son troisième album. Simon « BloodHammer » Schilling (Marduk, Panzerchrist, ex-Belphegor) se charge de la batterie.

L’album débute avec la mystique et mystérieuse Shadows, une composition qui dévoilera un Black Metal aux racines Old School déchaînées. Les leads tranchants complètent à merveille la base brute du morceau qui abrite ces hurlements morbides, puis A Vast Land of Eternal Night prend la suite avec des sonorités pesantes. Le son sombre est renforcé par des éléments dissonants qui s’intègrent parfaitement au mix très direct qui alimente la mélancolie lancinante, alors que Goddess of Filth (Tlazolteotl) revient dans les sonorités énergiques et accrocheuses. Le groove est complété par des riffs entraînants, mais le son reste glacial, proposant un contraste intéressant avant qu’In the Blaze of the Blood Red Moon ne propose des influences Death Metal Mélodique. Très imposant, le titre crée une ambiance majestueuse à laquelle les leads aériens contribuent, puis Mistress of Nightmares fait revivre la rage avec des racines Black/Thrash. La puissance directe de la rythmique est complétée par des harmoniques planantes, puis le groupe continue dans cette dynamique d’énergie sombre avec Queen of Hades, un titre qui sait devenir très pesant tout en restant entêtant. Les accélérations rythment ce titre assez mélancolique qui nous laissera finalement avec Nexion, une composition très dissonante. L’introduction pesante accueille des murmures angoissants avant que la rythmique n’arrive progressivement, s’enflammant peu avant la fin pour laisser Where the Sinister Dwell nous enchanter avec ses douces mélodies. La quiétude sombre se transformera en déferlante de riffs bruts avant d’accueillir une lenteur pesante sur In the Heart of Infinity. Le morceau deviendra soudainement plus aérien, proposant des mélodies dissonantes de plus en plus violentes, jusqu’à ce que Lilith ne vienne enflammer le son avec ses riffs agressifs. Le titre offre quelques influences Heavy avant de revenir sur un son pesant avec Darkness Divine, une composition qui propose un mélange entre agressivité brute et harmoniques hypnotiques qui remontent aux racines du style. Le son dévoile une certaine technicité planante avant qu’I am the Void, la dernière composition, ne vienne refermer l’album avec plus de neuf minutes d’une noirceur mélodieuse, entrainante, et parfois plus profonde, comme sur ce break aérien.

La renaissance d’Eucharist annonce également un tournant pour le groupe. Désormais orienté sur un Black Metal aux multiples influences, I Am The Void nous proposera des mélodies entêtantes, des rythmiques brutes, des passages majestueux et une rage Old School pendant plus d’une heure. Un véritable bonheur.

90/100

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