Review 1367 : Live Burial – Curse of the Forlorn

Live Burial sévit depuis dix ans.

Créé en 2012 en Angleterre, le groupe composé de Jamie Brown (chant, Rat Faced Bastard, ex-Plague Rider), Lee Anderson (basse, Plague Rider), Matt Henderson (batterie, Rat Faced Bastard, Plague Rider), Rob Hindmarsh (guitare, Rat Faced Bastard, Nemorous, ex-Plague Rider) et Jake Bielby (guitare, Plague Rider, Dybbuk) annonce en 2022 la sortie de Curse of the Forlorn, son troisième album, chez Transcending Obscurity Records.

Le groupe a reçu l’aide de Dan Rochester (Vacivus, Cruciamentum) et Alexandra Durning (Hesper Payne, Nemorous).

L’album débute avec Despair of the Lost Self et son introduction mélodieuse qui nous conduit rapidement à une rythmique massive aux sonorités Old School. Le son crasseux colle parfaitement à l’agressivité accrocheuse de cette rythmique surmontée de hurlements caverneux, de leads torturés entêtants et de noirceur, tout comme sur The Ordeal of Purification et son blast ravageur. Les riffs savent également ralentir pour dévoiler des tonalités plus inquiétantes en laissant au chant une place plus importante entre les leads tranchants, puis le groupe nous autorise un court moment de répit avec My Head as Tribute et son introduction inquiétante. Le vocaliste ne tarde pas à rejoindre les musiciens, puis le titre accélère pour devenir plus massif, accueillant par la même occasion des mélodies sombres dans cette vague de violence qui nous mène droit sur Exhumation and Execution, une composition brute et directe. L’ambiance inquiétante est parfaitement conservée, tout comme l’agressivité des guitares et du blast jusqu’au dernier moment, mais c’est le néant qui finira par faire taire le son avant que Blood and Copper ne le fasse revivre via des harmoniques planantes. L’aspect brut et sale ne tardera pas à refaire surface avec des riffs saccadés et un chant crasseux, mais également des sursauts d’énergie ravageuse qui contrastent avec les parties plus aériennes Le groupe ne manquera pas de conserver ce son gras et agressif avec Sepulchre of Collapsed Kingdoms, un titre extrêmement efficace qui concurrence aisément les pointures du genre, puis l’album prend fin avec la très longue This Prison I Call Flesh et ses influences Death/Doom introduites par une mélodie enchanteresse et mélancolique. Les racines Death Old School ne sont bien évidemment pas oubliées, et le groupe en profitera pour donner de temps à autres cette dose d’agressivité à leur son crasseux avant le final mystérieux.

Avec Curse of the Forlorn, Live Burial confirme son engagement dans un style de Death Metal Old School poisseux et caverneux. Si des mélodies aériennes se glissent de temps à autres dans la rythmique, le son reste massif et agressif en quasi-permanence.

90/100

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