Review 1386 : Lustre – A Thirst for Summer Rain

Lustre est de retour.

Créé en 2008 en Suède par Nachtzeit (tous instruments/chant, Inlandshjärta, Nachtzeit, ex-Hypothermia…), le musicien sort six albums, cinq EPs, deux splits et une démo avant de mettre fin au projet en 2018. Mais il reviendra l’année suivante avec deux compilations, puis un nouvel album en 2020. En 2022, il annonce la sortie de A Thirst for Summer Rain, son huitième album, chez Nordvis Produktion.

L’album débute par Quiescence, un titre qui fait cohabiter des sonorités douces et planantes avec des riffs pesants et sombres avant d’accueillir les hurlements fantomatiques en arrière-plan. Le son lancinant et envoûtant fonctionne parfaitement et il nous fait perdre la notion du temps en proposant une régularité impressionnante tout en donnant aux claviers une progression intense avant que le néant n’englobe peu à peu le tout pour nous mener à Faith, un titre instrumental basé sur le même contraste que le précédent. Les riffs lents donnent une saveur particulière à ces claviers majestueux et mélancoliques, et inversement, laissant parfois les guitares de côté pour une partie instrumentale calme avant de renouer avec la saturation. Le final très doux au clavier nous laissera avant que Thirst ne prenne la suite avec une combinaison similaire ainsi que des hurlements tout aussi effacés que sur le premier morceau, créant une atmosphère plus sombre que sur le titre instrumental. L’album prendra fin avec Alleviation, une composition similaire au deuxième morceau qui écartera les parties de chant de ce mélange planant et atmosphérique qui nous enveloppe dans sa fausse douceur.

Je suis toujours content de voir que Lustre sort quelque chose. Et même si A Thirst for Summer Rain est prenant et aérien, force est de constater que la recette ne change jamais, ce qui peut amener à lasser l’auditoire, ou à l’ensevelir sous ce brouillard sonore.

60/100

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