Review 1461 : Maceration – It Never Ends

L’histoire de Maceration n’est pas finie.

Créé au Danemark en 1990, le groupe sortira deux démos et un album avant de s’évanouir dans la nature. Mais en 2021, Jakob Schultz (guitare, ex-Invocator) et Lars Bangsholt (guitare, PLPB, ex-Iconoclasm) annoncent le retour du groupe, suivi par le recrutement en 2022 de Jan Bergmann Jepsen (chant, Cor Vacante), Robert Tengs (basse) et Rasmus Schmidt (batterie, Illdisposed, Killing Gandhi) et la sortie de It Never Ends, leur deuxième album, chez Emanzipation Productions.

L’album a été enregistré avec Dan Swanö (Nightingale, ex-Bloodbath, ex-Edge of Sanity, ex-Pan.Thy.Monium…), ancien vocaliste du groupe.

Lost in Depravity nous plonge immédiatement dans une ambiance macabre et inquiétante avant de révéler des riffs massifs aux tonalités Old School, ainsi que des leads perçants et des hurlements sauvages. Les harmoniques mélodieuses se joignent à la rythmique agressive qui nous conduit à Epiphany of the Past et ses sonorités sombres mais entêtantes qui se transforment en riffs écrasants complétés par les parties vocales. Arcane Secrets prend la suite avec une dissonance planante à laquelle un blast brut se greffe avant que l’assaut ne soit donné, complété par quelques accélérations puissantes qui rythment le morceau efficace, suivi par It Never Ends…, le titre éponyme, qui accueille quelques tonalités Black Metal malsaines dans cette base directe et rapide. La rythmique reste assez régulière, offrant tout de même quelques parties plus lentes avant de relancer la violence pure, puis Engulfed in Agony dévoile des riffs très saccadés qui collent parfaitement aux patterns vifs suivis de ces leads hypnotiques qui nous lâchent sur A Sacrifice of Pity, un morceau assez court qui compte exclusivement sur une rythmique solide et une rage intarissable pour convaincre. On The Edge of Nothing dévoile des éléments plus entêtants et lancinants pour créer un contraste avec la violence pure et les leads effrénés, puis Tender Twigs of Innocence fait renaître les tonalités dissonantes pour accompagner la rythmique sombre et lente avant que le groupe ne revienne dans l’agressivité. Un dernier riff oppressant nous guide jusqu’à Monolith of the Cursed, un court dernier titre qui propose des éléments sauvages dans la tradition du Death Old School aux influences Suédoises grasses mais mélodieuses.

La légende de Maceration est revenue à la vie pour nous proposer un son agressif et gras, qui ne laisse aucun doute sur leurs inspiration. It Never Ends plaira sans aucun doute tout en nous rappelant les débuts du groupe et du style.

85/100

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