Review 1481 : Barabbas – La Mort Appelle Tous Les Vivants

Ne soyez pas triste, Barabbas est de retour.

Créé en 2007 en France, le groupe composé de Saint Rodolphe (chant), Saint Stéphane (guitare), Saint Jean-Christophe (batterie), Saint Thomas (guitare, Northwinds) et Saint Alexandre (basse), dont le nom est inspiré par un personnage des Évangiles, annonce huit ans après son prédécesseur la sortie de La Mort Appelle Tous Les Vivants, son deuxième album, chez Sleeping Church Records.

L’album débute avec La mort appelle tous les vivants, une courte mais très inquiétante introduction qui nous lâche brutalement sur Je suis mort depuis bien longtemps, une composition infusée aux racines Old School du Stoner/Doom qui laisse le chant éraillé en français nous envoûter en compagnie des leads mystérieux. On ressent à la fois la noirceur et la quiétude du morceau sur ce titre pesant et maussade dont la rythmique entêtante nous mène à la plus énergique Le saint riff rédempteur et ses tonalités épiques. Quelques choeurs accompagnent cette voix lancinante et parfois menaçante qui crée un contraste hypnotique avec les sonorités grasses qui savent également se montrer majestueuses sur ce final qui nous mène à De la viande, un titre nettement plus brut et agressif. L’atmosphère de ce morceau est très clairement oppressante, tout comme lorsque le groupe le joue en live, multipliant les références religieuses avant la mélancolique Le cimetière des rêves brisés. Les tonalités plus douces rendent le morceau assez accessible, créant une sorte d’alchimie entre la lenteur lancinante, les mélodies dissonantes et le chant envoûtant qui appelle naturellement les sonorités déchirantes avant que Sous le signe du néant ne propose des éléments plus lourds et bruts pour alimenter sa marche martiale sombre et saccadée. On retrouvera également un sample étrange, quelques parties vocales saturées et une certaine fureur, qui laisseront place à Mon crâne est une crypte (et j’y suis emmuré), un titre qui pioche dans le Funeral Doom pour laisser ses harmoniques planer sous cette complainte. Le vocaliste nous offrira une performance assez diversifiée qui nous enveloppe aisément sous sa noirceur, avant de laisser La valse funèbre nous envoûter dans sa danse macabre complétée par des choeurs inquiétants. Le son lent devient véritablement malsain avec ces paroles enchanteresses et les effets ajoutés qui offrent aux harmoniques dissonantes une liberté totale avant que La mort appelle tous les vivants ne vienne refermer l’album avec des sonorités occultes et mystiques qui ralentissent peu à peu pour nous laisser sortir de cet univers macabre.

J’avais déjà vu Barabbas sur scène, et je connaissais également leur son. Mais avec La Mort Appelle Tous Les Vivants, le groupe s’est définitivement amélioré, proposant un Stoner/Doom aux influences diversifiées et mystiques qui leur sied à merveille, donnant à leur son une touche macabre mais épique.

90/100

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