Review 1629 : Motherwood – Im Zeichen der Dunkelheit

Motherwood s’éveille à nouveau.

Créé en 2016 entre Brésil et Allemagne par Guilherme Malosso (guitare/basse/chant, Low Levels of Serotonin, DeathTron, live pour Thy Light) et Yuri Camargo (batterie/claviers, DeathTron), le groupe propose un premier album en 2017, suivi de quelques années de silence avant l’annonce de Im Zeichen der Dunkelheit, leur deuxième album, chez Low Noise Productions.

L’album débute sur Im Zeichen der Dunkelheit, le titre éponyme, qui installe immédiatement une ambiance glaciale avec des riffs étouffés et des hurlements fantomatiques, suivis par un son majestueux et lancinant. La lenteur pesante et les sonorités étranges qui peuplent cette rythmique brumeuse lui donnent un aspect horrifique jusqu’à ce que les riffs Old School accélèrent brutalement tout en conservant les influences mélodieuses sombres avant de laisser Nostalgie placer des claviers aériens et entêtants, complétés par des leads déchirants. L’arrivée du chant est assez tardive, en faisant une sorte de spectre qui rôde dans ce paysage dévasté qui nous mène doucement à Der stille Frühling, une composition plus vive et agressive qui déploie des accents épiques aux influences nordiques. Le son tranchant des mélodies envoûtantes crée un contraste hypnotique avec les cris bruts et les ambiances imposantes, mais à nouveau des claviers intrigants apparaissent avant la quiétude finale, qui nous transporte à Winternacht et ses tonalités Pagan complétées par un Black Metal sombre mais accrocheur. Le chant reste toujours autant effacé dans ce mix obscur et suffoquant dont seuls les claviers cristallins s’échappent par moment, renforçant à nouveau la sensation de désespoir poignant, laissant ensuite Ein Wald, la plus courte composition, nous mener doucement dans un tableau inquiétant et étrange, que j’associe mentalement à une forêt. Der Konflikt in mir renoue avec les sonorités agressives du Black Metal tout en les liant à cette rage intense et viscérale que l’on retrouve dans la rythmique effrénée, ou dans ce passage plus calme et étouffant qui explosera à nouveau avant de laisser Mein Weg ist frei, le dernier morceau, nous engloutir sous une vague de riffs rapides complétés par des mélodies oppressantes et des claviers aériens qui renforcent les sons les plus bruts.

Avec ce nouvel album, Motherwood confirme ses influences Old School caverneuses et sombres. Im Zeichen der Dunkelheit est parfaitement capable de vous envoûter ou de vous terroriser, mêlant de sublimes mélodies à des parties vocales malsaines.

90/100

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