Review 1646 : NervoChaos – Chthonic Wrath

Rien ne peut arrêter NervoChaos.

Créé en 1996 au Brésil par Eduardo “Edu” Lane (batterie), le groupe aujourd’hui complété par Luiz “Quinho” Parisi (guitare), Pedro Lemes (basse), Woesley Johann (guitare, Goat Necropsy, Nostalgica) et Brian Stone (chant, Contortion) continue sa collaboration avec Emanzipation Productions pour la sortie de Chthonic Wrath, son onzième album.

Avec NervoChaos, la recette reste inchangée depuis plus de 25 ans : le Death Metal est brut et Old School, ne faisant aucun compromis avec qui ou quoi que ce soit. Sur ce nouvel album, il va s’illustrer sur quatorze titres, soit quarante-cinq minutes de violence grasse et ininterrompue qui débute avec Son Of Sin, un titre immédiatement efficace qui laisse des leads inquiétants rivaliser avec des hurlements massifs avant que la base ravageuse ne nous mène à la groovy Chaos Prophets et sa rythmique abrasive. Le blast règne en maître sur le morceau avant de s’apaiser sur Kill For Pleasure et son introduction sombre, avant de revenir frapper en compagnie des éléments agressifs habituels, qui deviendront très fédérateurs sur le refrain. On retrouvera des éléments plus techniques sur Taphephobia, comme ces parties de tapping entêtantes, mais les patterns bruts sont toujours à l’oeuvre avant que Tomb Mold ne nous autorise un court moment de répit avec un son clair apaisant, suivi par Lullaby Of Obliteration et sa noirceur inquiétante. Une fois la mélancolie passée, les riffs efficaces viendront frapper avant que Torn Apart ne place des harmoniques complexes et entêtantes pour agrémenter une rage évidente et pesante. Arrogance Of Ignorance reste dans cette approche virulente et abrasive, laissant des accélérations rythmer la déferlante de violence entre deux moshparts efficaces, puis Avant-garde place des éléments épiques sur une base saccadée et lourde. Je n’ai aucun doute sur le fait que le groupe saura utiliser ces riffs en live pour semer le chaos, tout comme ceux de Falling qui peuvent provoquer des mouvements de foule intéressants et assez intenses pour retourner une salle entière entre deux parties travaillées. Avec Descending Into Madness, c’est l’efficacité brute qui va primer dans un premier temps, mais quelques leads plus sombres et aériens vont également s’intégrer à la charge, tout comme Perpetual War, qui utilisera des éléments Heavy pour un solo tranchant, ou Ouroboros qui va laisser un tempo plus élevé dicter le ton de cette composition ravageuse et effrénée, surtout au niveau du chant. Le break pesant nous laissera avec un solo sanglant, puis Weed Smoker’s Dream fait appel à quelques influences Grind pour refermer l’album avec un peu plus d’une minute de riffs ravageurs.

Lorsque l’on parle de NervoChaos, il est impossible de ne pas évoquer la productivité et l’efficacité dont le groupe fait preuve, mais également sa régularité récente. Chthonic Wrath apporte son lot de riffs Old School, et c’est tout ce que l’on demande au groupe !

80/100

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