Review 1738 : Vomitory – All Heads Are Gonna Roll

Vomitory reprend son massacre.

Créé en Suède en 1989, le groupe légendaire composé de Tobias Gustafsson (batterie, Cut Up, ex-God Among Insects, ex-The Project Hate MCMXCIX, ex-Nifelheim…), Urban Gustafsson (guitare), Erik Rundqvist (basse/chant, Cut Up, ex-Kadaverkult) et Peter Östlund (guitare, The Law) met fin à 12 années de silence pour annoncer la sortie d’All Heads Are Gonna Roll, son neuvième album, chez Metal Blade Records.

Vomitory joue un Death Metal avec cette touche purement suédoise abrasive, et le groupe ne manquera pas de nous le faire comprendre dès All Heads Are Gonna Roll, le titre éponyme. On y retrouve les patterns agressifs et les hurlements massifs, mais également quelques passages accrocheurs comme sur Decrowned, la composition suivante, qui sait parfois tempérer sa violence pour proposer un groove brut que le groupe mêle à ses riffs dévastateurs. Ode to the Meat Saw débutera avec une mélodie sombre et dissonante avant qu’une accélération de violence ne reprenne le contrôle pour nous mener à une rythmique lancinante qui sert de base à des leads entêtant, créant un contraste avec The Deepest Tomb qui laissera la rage s’exprimer pleinement avec un tempo plus élevé et propice au headbang frénétique. Les riffs nous laisseront à peine quelques secondes de répit pour laisser les racines Old School saccadées agir et nous emporter à nouveau dans leur charge qui nous mène à Piece by Stinking Piece et à ses harmoniques sanglantes qui déferlent dans la tornade ravageuse que le groupe entretient en permanence. Le tempo ralentit légèrement pour Raped, Strangled, Sodomized, Dead, mais le son ne sera pas pour autant plus faible, affichant la même hargne contagieuse que les titres précédents tout en incluant quelques passages plus mélodieux, ou au contraire plus lourds, puis c’est à nouveau avec des sonorités entêtantes et légèrement groovy que le groupe frappe sur Dead Man Stalking, avant de laisser les parties leads se mêler à la rythmique. Sans prévenir, Disciples of the Damned revient dans cette approche Old School extrêmement agressive et brute qui offrira régulièrement des explosions vives avant de laisser Dead World nous piétiner. On trouvera à peine quelques passages plus lents mais tout aussi lourds et martiaux, puis Beg for Death, la dernière composition, nous autorise le seul moment de répit avec ce sample inquiétant qui mène à un riff lent mais accrocheur, suivi sans surprise de riffs gras et saccadés, mais également de mélodies sanglantes pour refermer l’album.

L’absence de Vomitory est désormais comblée. Avec All Heads Are Gonna Roll, le groupe nous assure que sa rage est intacte, en nous offrant dix titres aussi explosifs qu’accrocheurs pour nous rouler consciencieusement dessus, sans jamais s’éloigner de cette touche suédoise sanglante.

95/100

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