Review 1898 : Omnivortex – Circulate

Omnivortex sort déjà son deuxième album.

Trois années après la sortie de Diagrams of Consciousness, leur premier opus, le groupe finlandais composé de Mikael Reinikka (basse), Severi Saarioja (guitare/chant), Mikko Pylkkö (guitare) et Aaro Österman (batterie) annonce la sortie de Circulate, chez Inverse Records.

Le groupe propose un son inquiétant sur Dwells, le premier titre, puis laisse toute sa puissance nous écraser tout en laissant un groove accrocheur diriger la déferlante et sa double pédale incessante. L’approche Prog du groupe n’enlève rien à sa force de frappe, que ce soit sur l’instrumentale ou les hurlements dévastateurs, mais laisse également les parties les plus aériennes nous offrir une véritable pause bien méritée, mais la fureur revient rapidement à la charge comme sur Transforming To Pale Mist qui propose un son extrêmement lourd et saccadé sans enlever les touches complexes. Le son clair qui suit la vague de dévastation s’intègre très facilement à la composition en lui donnant un final éthéré, puis Of Aeons Past vient renouer avec l’agressivité pure grâce à des riffs accrocheurs qui laissent leurs influences Heavy Metal épiques rejoindre les parties les plus travaillées. On retrouve également cette touche inquiétante sur la seconde moitié du morceau, qui nous mène à Slumbering In Black et ses parties vocales monstrueuses qui accentuent l’oppression sur laquelle le groupe joue sous ses harmoniques apaisantes, mais le contraste volera en éclat avec l’explosion finale. La rythmique accélère d’un coup avec Mechanical Motions et sa touche moderne qui fait de ses riffs un véritable ouragan de fureur aussi complexe qu’intransigeante où les hurlements fleurissent et ne nous laissent pour seul répit que ce calme passage entêtant, qui s’enflammera à nouveau avant qu’Husk ne prenne la suite, adoptant une stratégie similaire. L’acharnement des musiciens est parfaitement rythmé, offrant aux leads une introduction adaptée, puis c’est un final relativement mélodieux qui se charge de la transition vers Harbingers Of Cosmic Death, le titre le plus court, mais très clairement pas moins agressif qui va habilement relier les mélodies dissonantes et la base ravageuse sous les cris furieux. Le groupe se bat jusqu’à la dernière seconde, qui enchaîne naturellement avec Endless, l’ironique dernier titre, qui profite de sa longueur pour laisser les musiciens jouer une rythmique plus lancinante, mais également plus lourde et dont le groove nous hypnotise facilement tout en restant axé sur l’agressivité de ce son maîtrisé de bout en bout, même lors des parties de chant clair.

J’ai personnellement découvert Omnivortex avec Circulate, et bien qu’habitué aux prouesses techniques orientées Death Metal, la richesse naturelle de l’album m’a immédiatement séduit. Je ne peux que vous encourager à tenter l’aventure si vous êtes mélomanes !

90/100

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