Review 1932 : Sorcerer – Reign of the Reaper

Sorcerer nous enchante à nouveau avec son quatrième album.

Intitulé Reign of the Reaper, il sort en 2023 sur Metal Blade Records, label où le groupe suédois composé actuellement d’Anders Engberg (chant, Dreams Fall, ex-Section A), Kristian Niemann (guitare, ex-Therion), Peter Hallgren (guitare), Justin Biggs (basse, Autumn’s Mourning, ex-Descend) et Stefan Norgren (batterie, Faceshift, Seventh Wonder) a signé depuis sa réunion en 2010.

La batterie a été enregistrée par Richard Evensand (Reignsaw, ex-Chimaira, ex-Therion), qui a depuis quitté le groupe, et les claviers par Conny Welén (Mezzrow), co-producteur de l’album.

L’album débute avec l’introduction de Morning Star, où les leads entêtants nous transportent jusqu’au chant intense qui alimente la touche épique du groupe. Les influence Heavy sont habilement mêlées aux bases Doom plus majestueuses qui racontent l’histoire de Lucifer tout en progressant avec des riffs efficaces jusqu’à un break lourd en passant par un solo, puis jusqu’à Reign of the Reaper, le titre éponyme, qui dévoile rapidement des tonalités plus sombres. Le morceau est relativement intrigant, jouant sur sa lenteur et son oppression tout en laissant claviers et leads lui donner sa touche imposante avant que quelques choeurs ne présentent un solo, puis Thy Kingdom Will Come prend la suite en renouant avec de nombreuses mélodies qui ornent une rythmique lancinante et ses sursauts d’énergie en partie dus à la batterie. Des influences plus aériennes viendront se joindre au titre avant qu’Eternal Sleep ne vienne apaiser l’atmosphère avec sa douceur, parfois rejointe par des guitares plus expressives qui accompagnent le vocaliste, avant de se renforcer définitivement pour accueillir le solo. Le groupe continue sa marche jusqu’à Curse of Medusa qui renoue avec une approche plus énergique et fédératrice où l’on imagine déjà les crânes se balancer en rythme avec les riffs martiaux pendant que le vocaliste nous offre une performance intense accompagné par les harmoniques, puis Unveiling Blasphemy viendra à nouveau alourdir et assombrir l’horizon, ancrant le groupe dans ses tonalités lancinantes. Les musiciens prennent soin de rendre les solos toujours plus vifs et tranchants alors que les choeurs annoncent la fin du morceau, suivi par The Underworld et ses riffs puissants. Les claviers font une fois de plus un travail remarquable pour sublimer la rythmique et ses guitares explosives en empruntant même au Power Metal, puis Break of Dawn va ralentir la cadence, laissant le groupe explorer ses sonorités les plus théâtrales pour refermer l’album grâce à leur son enivrant.

Bien que leurs débuts aient été difficiles, Sorcerer prend peu à peu de l’assurance, et nous offre ici avec Reign of the Reaper des mélodies épiques et recherchées, parfois couplées à quelques passages plus sombres, et qui n’auront aucun mal à plaire.

85/100

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