Live Report : Blind Channel + GHØSTKID + Rock Band From Hell – La Machine du Moulin Rouge

Suivre un groupe, c’est bien, mais voir ce même groupe, c’est mieux. Et ce soir, c’est ce qui va se passer avec les finlandais de Blind Channel, accompagnés par les allemands de GHØSTKID ! Le groupe d’ouverture, Rock Band From Hell, m’est cependant totalement inconnu, mais c’est à la Machine du Moulin Rouge que je me rends ce soir, pour assister au show sous la houlette de Veryshow !

Mais avant l’ouverture des portes, j’ai droit à un entretien avec Sebastian “GHØSTKID” Biesler, grâce à l’organisation d’Oktober Promotion, et l’interview sera très bientôt disponible.

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On commence donc avec un énorme flash lumineux pour marquer le début du show de Rock Band From Hell, qui sera tout aussi haut en couleurs qu’en nostalgie du Punk-Rock des années 2000 à mes yeux et à mes oreilles. Les compositions sont simples, permettant à Jani Tillman (guitare/chant) d’oublier de temps à autres son instrument pour arpenter la scène, micro en main, pendant que Jere Siivikko (guitare/choeurs) vient jouer sur le devant de la scène sous la rythmique motivante de Mikko Nykänen (batterie), qui harangue également comme il le peut. Et contre toute attente, le mélange fonctionne, et la fosse s’assied même sous les ordres du chanteur avant de sauter ! Le groupe nous annonce qu’ils ont fait leur premier concert l’an dernier, et que cette tournée est leur première sortie hors de Finlande. “We’re happy to make new friends!” lâche le vocaliste avant que le show ne reprenne, alignant une poignée de titres énergiques avant que les applaudissements n’accompagnent leur sortie.

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L’ambiance change diamétralement avec l’arrivée de GHØSTKID, dont les musiciens maquillés nous promettent déjà un show oppressant. L’arrivée de Sebastian “GHØSTKID” Biesler (chant), voilé, nous confirme également la violence du mélange moderne influencé de touches Industrial/Trap glaciales et cinglantes, tout comme les hurlements viscéraux de l’homme. A ses côtés, Jappo van Glory (guitare), Chris Kisseler (guitare/choeurs), Stanislaw Czywil (basse/choeurs) et Steve Joakim (batterie) matraquent consciencieusement leurs instruments, mais dès le deuxième titre, on se rend compte à quel point le show est largement plus énergique que les albums : deux des musiciens descendent dans la fosse, laissant le frontman (dont la justesse est à mentionner, en chant clair ou saturé), son batteur et son guitariste-choriste occuper la scène pendant que la foule commence à remuer. “We’re so happy to be here again” lâche le vocaliste avant d’enchaîner, alternant quelques parties plus calmes avec des moshparts virulentes, qui déclencheront même un wall of death avant que la surpuissante SUPERNØVA ne nous assène le coup final, avec comme bonne surprise le growl dévastateur de l’invité d’origine de la part de GHØSTKID. Le (court) show est bien évidemment acclamé comme il se doit, et Steve reviendra offrir sa baguette à un jeune fan qui la lui avait demandé via un message sur une pancarte.

Setlist : HOLLYWOOD SUICIDE – START A FIGHT – YØU & I – HEAVY RAIN – DAHLIA – SUPERNØVA

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Alors que le show n’a pas encore commencé, on comprend sans mal pourquoi les fans sont venus ce soir. Dès les morceaux de l’entracte, le public chante, et ce sont les habituels cris stridents qui accompagnent les premiers pas de Blind Channel sur scène, suivis par leurs riffs accrocheurs qui font immédiatement sauter l’intégralité de l’assemblée. Pendant que Joel Hokka et Niko Moilanen (chant) se relaient au centre, Joonas Porko (guitare) et Olli Matela (basse) haranguent en violentant leurs instruments respectifs, soutenus par la batterie de Tommi Lalli et la polyvalence d’Aleksi Kaunisvesi (claviers/platines/percussions/chant), qui marque sur les parties les plus lourdes. Le groupe marque immédiatement sa domination des planches en faisant à son tour s’asseoir l’intégralité de l’audience (à plusieurs reprises), calmant les mosh et circle pits spontanés, et le premier slameur fera même son apparition, surprenant les vocalistes qui l’aideront à se réceptionner, puis à repartir, non sans effrayer les premiers rangs. Tout au long du set, les membres affichent un large sourire, témoignant de leur joie d’être de retour et de partager avec nous ce moment tout en présentant leur nouvel album (dont onze titres seront joués ce soir), comme avec ce “Paris, life sometimes sucks but tonight it’s time to Exit Emotions!” lâché entre deux titres. Les deux chanteurs débordent toujours d’énergie, comme lorsqu’ils demandent les mouvements de foule ou jouent entre eux en prenant des poses toujours plus sportives au plus près de leur public, mais le show prend parfois des allures beaucoup plus Rap. Niko reste seul sur scène pour nous interpréter un Violent Bob assez étrange, puis il passe son micro à Aleksi pendant que les autres membres reviennent pour lancer B.Y.O.B., où le claviériste lâche ses hurlements les plus impressionnants. La fin du set est marquée par les hits avec lesquels le groupe a explosé et confirmé sa popularité, comme l’épique Balboa, l’intense Bad Idea, ou la dévastatrice HAPPY DOOMSDAY qui sèmera la chaos dans la Machine, puis c’est après une tentative de départ, puis un Dark Side fédérateur que la performance se clôt, confirmant que la scène leur appartient pour de bon.

Setlist : DEADZONE – WHERE’S THE EXIT – Over My Dead Body – RED TAIL LIGHTS – We Are No Saints – PHOBIA – XOXO – NOT YOUR BRO – Died Enough for You – DIE ANOTHER DAY – KEEPING IT SURREAL – ONE LAST TIME…AGAIN – Violent Bob (Deja Fu) – B.Y.O.B. (System of a Down cover) – WOLVES IN CALIFORNIA – Balboa – Bad Idea – HAPPY DOOMSDAY – FLATLINE
Rappel : Dark Side

Bien qu’œuvrant dans des registres relativement différents, les trois groupes ont su convaincre l’assemblée du soir ! Si la salle n’était clairement pas remplie, l’accueil réservé à la nostalgie de Rock Band From Hell, à la modernité sombre de GHØSTKID et à l’énergie fédératrice de Blind Channel était à la hauteur des performances ! Seul point noir : le prix du merchandising (qui était le même pour tous), clairement rédhibitoire…

Merci à Oktober Promotion pour m’avoir permis d’immortaliser la performance, et à Veryshow pour avoir organisé cette date unique en France !

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