March of Scylla vise les étoiles avec son premier album.
Suite à ses deux EPs, le groupe composé de Christofer Fraisier (guitare, ex-Taman Shud), Gilles Masson (batterie, ex-Ashura), Robert Desbiendras (basse) et Florian Vasseur (chant) signe avec Klonosphère et dévoile Andromeda.
On commence directement dans le vif du sujet avec Ulysses’ Lies, composition lourde et groovy pour laquelle un clip vidéo a été créé et qui alterne entre chant clair et saturé pour renforcer l’intensité de la rythmique ou au contraire l’aider à s’apaiser. On retrouve également des harmoniques entêtantes qui se transformeront en claviers sur Death Experience, le titre suivant qui n’hésite pas à redoubler d’efforts et à apporter une touche plus brute côté chant. Les riffs saccadés accueillent facilement les leads avant un final furieux, mais The Royal Way viendra temporiser avec une introduction basse/batterie qui mène à son ouragan saturé et ses vagues d’énergie accrocheuses. Les choeurs apparaissent pour faire de To Cassiopeia un moment de flottement très aérien et presque futuriste avant d’affronter Dark Matter où le son est définitivement plus pesant, même si la rythmique n’est pas tout le temps violente. L’atmosphère se tend à nouveau avec Storm Dancer qui accélère et nous emporte dans sa furie ravageuse et sera sans aucun doute l’un des morceaux les plus fédérateurs en live grâce à sa touche massive mais aussi à sa guitare lead obsédante, puis BlaAst nous permet de souffler un moment. Le répit est de courte durée, puisque le morceau va à nouveau s’embraser et rester assez constant, profitant tout de même d’un sursaut d’énergie avant le final qui mène à Achilles’ Choice et à son énergie explosive qui devient assez mystérieuse de temps à autre. La batterie mène littéralement tout le groupe sur ce titre, notamment grâce à de petites touches plus techniques alors que Myrrha enchaîne sans attendre avec une rythmique vive des plus efficaces et que le groupe utilise à bon escient. On termine dans l’espace avec Cosmogony et sa longue introduction qui rejoindra la rage des musiciens tout en laissant le vocaliste alterner ses parties pour proposer une diversité intéressante toujours aussi hypnotique.
Inspiré des maîtres du Metal Prog massif à la française ainsi que d’autres pointures, March of Scylla nous offre avec Andromeda un son bien épais et groovy comme on les aime. Les riffs font remuer le crâne, et je n’ai aucun doute sur leur efficacité en live !
85/100