Review 2631 : Avulsed – Phoenix Cryptobiosis

Avulsed n’a pas terminé sa légende.

Suite à son récent changement de lineup, le groupe mené depuis 1991 par le vocaliste Dave Rotten (Christ Denied, Holycide, Putrevore, Yskelgroth…) – désormais accompagné par GoG (batterie, Holycide), Alex Nihil (basse), Alejandro Lobo (guitare, Dissonath) et Víctor Pastor (guitare) – dévoile son huitième album, Phoenix Cryptobiosis, via le label de son fondateur, Xtreem Music.

Comme beaucoup de bons albums de Brutal Death, Limbs Regeneration va démarrer avec un sample inquiétant, mais les riffs épais ne tardent pas à prendre le dessus et à contribuer à cette atmosphère pesante en grossissant jusqu’à atteindre la puissante Lacerate to Dominate. Première composition dévoilée l’an dernier, elle nous rappelle un peu la noirceur de l’intro avant d’exploser et de proposer une rythmique massive complétée par des parties vocales furieuses, mais également parfois par quelques leads aériens comme sur le final qui rejoint Blood Monolith. Si le vocaliste se contente de scander le titre du morceau pendant quelques secondes, les musiciens le rejoignent la troisième fois et le son explose, proposant une allure effrénée qui se répercutera également sur les harmoniques et le débit vocal, puis c’est avec Unrotted que le groupe développe ses influences Old School accrocheuses. Le titre est également très vif mais surtout assez court, et il ne tiendra pas longtemps à faire place à Guts of the Gore Gods ou la rythmique nous piétine consciencieusement à bonne allure, mettant en avant les racines les plus techniques dans des patterns agressifs. On continue avec le titre éponyme, Phoenix Cryptobiosis, où les tonalités angoissantes se développent dans la violence, même lors du break qui tentera de temporiser en vain, nous permettant à peine de reprendre notre souffle. Les quelques harmoniques apportent une touche de fraîcheur, mais on enchaîne avec Devotion for Putrefaction qui retourne aux racines brutales et primaires de la formation où grognements et blast se rencontrent et se défient mutuellement pendant que les autres instruments leur tournent autour en nous lacérant. Pas de temps mort pour ce titre, ni pour Neverborn Monstrosity qui prend immédiatement la suite et qui frappe avec des éléments motivants pour continuer de donner vie au flot de fureur pendant les cinq minutes du morceau, rejoignant finalement Dismembered, où les teintes sombres apparaissent à nouveau. Les riffs n’en sont pas moins agressifs, tout comme ceux de Bio-Cadaver qui laissent des leads entêtants les accompagner à l’image de l’introduction et du break nettement plus aérien, mais il ne faut pas oublier que le groupe oeuvre dans la brutalité, et Wandering Putrid Souls est là pour nous le rappeler, faisant de chaque instant un véritable carnage aux multiples facettes pour clore l’album, solo compris.

Nous avons dû attendre quelques années, mais Avulsed sait se faire pardonner en livrant un excellent album de Brutal Death Old School. Je n’ai aucun doute sur le fait que Phoenix Cryptobiosis saura laisser sa marque dans la scène Death Metal.

90/100

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