Review 2644 : Cradle of Filth – The Screaming of the Valkyries

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Et de seize pour Cradle of Filth !

Après quelques changements par rapport à l’album précédent, le groupe mené par Dani Filth (chant, Devilment), Marthus (batterie, Inner Fear, ex-Masterplan, ex-Titanic), Daniel Firth (basse, ex-Man Must Die, live pour Saor) et Marek Ashok (guitare, ex-Root, ex-Inner Fear, ex-Titanic) officialise l’entrée de Donny Burbage (guitare, Aether Realm) et Zoe Marie Federoff (claviers/chant, Catalyst Crime, ex-Insatia) avec la sortie de The Screaming of Valkyries chez Napalm Records.

Le groupe attaque à pleine puissance avec l’imposante et saccadée To Live Deliciously, composition pour laquelle un clip relativement old school a été tourné, et qui montre le retour du groupe aux albums du début des années 2000, que ce soit en terme de violence ou d’atmosphère mélodieuse troublée par les cris du vocaliste. On notera d’ailleurs que Dani reste dans des tonalités assez macabres pendant que ses camarades assurent la rythmique soutenus par les choeurs de Zoe, puis le groupe enchaîne avec Demagoguery qui reste dans des teintes Gothiques assez lourdes. Le clavier prend un rôle plus important, accompagnant aussi parfois les guitares sur les moments les plus entêtants, mais le morceau est séparé en deux par un break planant avant de reprendre et nous mener à The Trinity Of Shadows et à ses riffs assez simples qui alimentent les tonalités aériennes entre deux accélérations vives. On retrouve également quelques passages où les orchestrations donnent au vague de fureur une touche beaucoup plus majestueuse, puis l’atmosphère se pare d’un voile beaucoup plus mélancolique avec Non Omnis Moriar, dont le duo vocal est du plus bel effet et témoigne d’une véritable cohésion au sein du nouveau lineup. Côté instrumentale, le titre est assez calme, à l’inverse de White Hellebore qui démarre sur les chapeaux de roues avec des éléments Heavy motivants mais rapidement assombris, et on sent le dynamisme des musiciens même lors des moments plus lents, donnant au morceau une touche assez différente. Le son finira par déteindre sur You Are My Nautilus qui conserve les leads présents mais qui se montre globalement plus pesante et mystérieuse avant de disparaître pour laisser Malignant Perfection afficher ses vagues de fausse quiétude dans un ouragan de vivacité plus épais et plus féroce par moments, généralement annoncés par les cris de Dani. On passe à Ex Sanguine Draculae et son allure assez lancinante, mais quelques accélérations bourrées d’harmoniques sont également au programme, rythmant la composition de manière parfois un peu folle, mais l’album atteint déjà sa dernière composition, When Misery Was A Stranger, où on retrouve des influences plus sauvages voire même old school, notamment grâce à ce blast déchaîné qui est parfois amené à porter les riffs furieux, mais à nouveau les diverses influences viennent enrichir la charge, et lui proposer d’arborer des éléments nettement plus accessibles ou accrocheurs.

Si certains pourraient reprocher à Cradle of Filth de ne pas être trve, le groupe n’a jamais caché son attrait pour la diversité, qui atteint son paroxysme sur The Screaming of Valkyries. L’album est toujours plus loin du Black Metal, mais toujours plus enclin aux expérimentations !

80/100

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