Nouveau cri de guerre chez Unbounded Terror.
Avec ce quatrième album, Something is Rotten in Humanity qui sort chez Xtreem Music, Vicente Payá (guitare, Decrapted, Golgotha, Bisonte, Holycide…) et Andrew Spinosa (basse/chant, Golgotha, In War) nous présentent également leur nouveau batteur, Engelbert Rodas (Inbreeding Sick).
Fear of Dying est le premier morceau à frapper, mais aussi le premier à nous rappeler à quel point le groupe reste ancré dans un Death Metal Old School gras et agressif, que ce soit au niveau de la rythmique accrocheuse ou des parties vocales épaisses. Patterns vifs et riffs massifs sont bien entendu au centre de la composition tout comme les éruptions de violence qui finiront par nous mener à Destiny of Evil, un court morceau effréné au sein duquel tout est fait pour nous rappeler à quel point le trio maîtrise son art, même dans le solo perçant. On enchaîne avec le groove brut de Demons in your Mind où lourdeur et double pédale règnent en maître pendant que les riffs nous lacèrent avant de se transformer en un break majestueux qui emprunte au Doom/Death, mais la rapidité reviennent bien évidemment sévir avant de nous livrer à l’inquiétante Reviving. Le son angoissant perdure en arrière-plan même lorsque les riffs apparaissent et insufflent leur agressivité à la composition qui laissera assez vite place à Inside Death et ses patterns très directs qui nous donnent envie de frapper tout ce qui bouge à proximité. Les harmoniques participent activement à ce climat oppressant tout en ajoutant leur touche de violence avant que The Disappointment ne prenne le relai avec des sonorités très similaires, me faisant immédiatement penser à une continuité avec le morceau précédent. Le solo est également dans le même esprit, mais le chant devient un peu plus morbide sur le final qui mène droit vers Divine Virtue où l’on y affronte parfois la lenteur, mais surtout des patterns effrénés et saccadés caractéristiques de la sauvagerie du groupe. Nouvelle accélération avec Believing Again où le Death Old School se pare une fois de plus d’une brutalité évidente, mais elle est adoucie par un solo mélodieux avant de s’embraser à nouveau et rejoindre l’instrumentale The Evil Cause qui affiche des influences Thrash mais également de longs leads travaillés pour clore l’album.
Rien de nouveau sous le soleil pour Unbounded Terror, le groupe forge toujours ses riffs dans la violence et la sauvagerie du Death Metal. Something is Rotten in Humanity va satisfaire les amateurs de rythmiques grasses et énergiques comme on en faisait dans les années 90 !
80/100
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