Place à la violence avec Tundra.
Après un premier EP en 2020 suivi de nombreux shows, Morgan (chant), Steven (basse), Louis (batterie) et Patrick (guitare) signent chez Rottweiler Records et dévoilent leur nouvel album Eternal.
On attaque avec Alone, une longue introduction où chant clair et quelques sonorités inquiétantes nous mènent à la première véritable claque dissonante Welcome To Hell, qui nous autorise un répit avant de placer ses riffs. Les parties vocales sont très brutes par rapport au mix de la rythmique, mais le groove les lie de manière assez harmonieuse, proposant même un instant de flottement avant de reprendre jusqu’à The Pit où les musiciens nous dévoilent une certaine noirceur, laissant même le vocaliste adopter des tonalités Post-Hardcore. Les harmoniques entêtantes finissent par devenir vraiment oppressante avant l’explosion finale, mais The Witch prend la suite avec des riffs assez massifs et saccadés, surtout sur le break où quelques samples apparaissent également. On observe une touche de mélancolie sur Smoke and Mirrors, due non seulement au chant clair mais également à quelques claviers plus doux, et cette atmosphère perdure même lorsque les riffs s’enflamment, mais elle disparaît pour de la violence pure lorsque Hostage prend la suite. Le titre est assez court, et le seul moment qu’il nous laisse pour respirer sera le break, rapidement suivi d’un retour de rage incontrôlable avant de passer la main à 911, un interlude relativement accrocheur qui permet de temporiser un peu et qui débouche sur la virulente Undead et ses riffs entraînants. Quelques samples viennent apporter la touche intrigante à la violence pure tout comme les touches cybernétiques d’Insane qui temporisent les frappes incessantes et leur donnent une certaine touche assez glaciale, en particulier sur le final. On continue avec l’énergie communicative de Revelation qui montrera sans aucun doute son plein potentiel en live lors des moments explosifs, mais le chant clair vient adoucir le refrain avant de nous laisser avec You Are, une balade aux tonalités modernes qui vient refermer l’album avec ce moment de douceur, bien que la dernière partie soit tout de même saturée.
Si Tundra se démarque avec des passages violents assez sauvages, le groupe n’hésite pas à créer un contraste avec des touches plus douces, faisant d’Eternal un album parfois un peu trop surprenant. Le potentiel est présent, et je suis certain que le groupe peut travailler dessus.
65/100
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