
L’ascension de Carrion Vael continue en 2026.
Pour ce cinquième album, nommé Slay Utterly, Travis Lawson Purcell (chant), Alex Arford (basse), Trenton Limburg (guitare), Ryan Kurder (guitare) et Matt Behner (batterie) font toujours confiance à Unique Leader Records, qui les suit depuis quelques années déjà.

Le groupe attaque fort avec 19(fucking)78, un titre à la technicité assumée qui propose à la fois mélodies complexes, riffs furieux, parties vocales dévastatrices et même quelques parties groovy extrêmement accrocheuses ainsi que des moments des chant clair majestueux, témoins d’une large diversité. Le morceau ne manquera pas de nous surprendre avant que le sample final ne nous laisse respirer, faisant finalement place à Truth or Consequences qui débute de manière très calme et intrigante sur des influences Flamenco pour mieux exploser à son tour. Là encore, les membres ne manquent pas de faire étalage de leurs capacités pendant que la rythmique dévastatrice est soutenue par des samples imposants, mais les vociférations ne sont pas en reste, contrastant avec ce final tout aussi doux que l’introduction, et qui ne prépare absolument pas à la mélancolie saisissante de 1912. Le morceau tire largement sur le Death Symphonique, mais emprunte également au Deathcore notamment sur son break central massif ou de la rythmique qui accompagne le solo particulièrement aérien avant de repartir sur du chant clair pour passer à 30 on 9 ou le son devient inquiétant puis alterne entre passages ultra-rapides et riffs écrasants beaucoup plus lents. Le morceau passe malheureusement un peu vite, mais est suivi de très près par 40 Echoes Upon the Parlor ou les harmoniques font rage pendant que la base rythmique nous piétine à bonne allure, laissant le vocaliste expérimenter toutes ses techniques, proposant growls caverneux ou cris terrifiants pendant que le groupe nous ballote dans sa violence. Certains passages sont légèrement plus accessibles, à l’image de Lord of 74 qui débute très lentement mais qui s’intensifie de note en note, proposant une voix claire très communicative avant que le morceau ne s’embrase d’un seul coup et délivre toute sa puissance tant attendue à pleine vitesse pour nous matraquer en bonne et due forme. Les samples renforcent également certains moments clés du titre, le rendant encore plus fédérateur, y compris sur ce break plus calme qui ne dure pas mais offre un duo vocal prenant avant de revenir à la rage pure et à des touches légèrement plus Old School mais toujours orientées Death Technique sur Bisection 47 sans renier le soutien des claviers ni oublier de nous offrir un temps de flottement entre deux déferlantes. Le chant clair plaintif donne à la quiétude une teinte assez sombre, mais la reprise de la fureur galvanisante nous fera à nouveau remuer le crâne avant que Black Chariot ne prenne la suite avec un riffing très saccadé, notamment au niveau des leads perçants qui complètent les rugissements incessants qui seront rejoints par le chant clair pour un final en apothéose.
Je découvre la musique de Carrion Vael avec cet album, et le moins que l’on puisse dire, c’est que les musiciens ont mis les bouchées doubles ! Slay Utterly est une tornade qui n’autorise aucun temps mort, déferlant à nos oreilles en mêlant ses influences pour notre plus grand bonheur !
90/100
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