Review 3064 : Semper Acerbus – Following Omens

Semper Acerbus amorce ses dix ans en beauté.

Créé fin 2016 au Texas, le groupe mené par Nelson Acerbus (chant), Jaime Vargas (guitare), Joe Dragich (guitare), Sammy Farhat (basse) et Tyler Thomas (batterie) signe chez Eclipse Records pour la sortie de son album Following Omens.

Suffering Awaits nous laisse quelques secondes pour nous préparer avant de proposer une rythmique rapide au mix moderne sur laquelle le vocaliste ne se prive pas pour hurler, se mettant toutefois en retrait sur les courts passages les plus solennels. On notera l’approche Old School remuante qui se prête parfaitement aux mouvements de foule en live, mais également les quelques pauses comme celle qui précède Unwanted et ses mélodies entêtantes qui viennent adoucir des riffs énergiques, couplées avec un chant clair qui rend les refrains plus aérien. Le titre est cependant assez court, et propose rapidement un break avant de revenir à son rythme de croisière, puis One Day At A Time lui emboîte le pas et dévoile son propre contraste entre claviers cristallins et sursauts de violence maîtrisée qui inciteront une fois de plus leurs foules à se déchaîner pendant que les musiciens alignent leurs riffs. On passe à The Gallows qui adopte des touches plus modernes parfois assez simples mais diablement efficaces infusées d’une aura menaçante assez sombre, mais la moshpart nous fera tout de même remuer le crâne avant de s’offrir un moment de répit sur Alluring Vendetta. Les touches Trap ne durent qu’une minute, et Archangel vient à son tour dynamiser l’atmosphère en renouant avec les riffs saccadés caractéristiques du style qui sévissent à allure régulière, puis on enchaîne avec Wounded qui va ralentir la cadence sur son intro, mais retrouver une allure bien plus vive par la suite, s’orientant même vers des influences un peu plus Prog et techniques. Le chant est également bien plus diversifié tout en gardant une dominante hurlée, puis Torn Inside revient à la charge avec blast et riffs frénétiques, mais on remarque que le morceau ne se prive pas pour ralentir, créant même un break au son clair apaisant avant de repartir sur un solo planant avant de forcer à nouveau le pas, puis District Coward vient déjà mettre le point final avec une rythmique syncopée mais des leads beaucoup plus brumeux et enivrants, livrant un final assez ouvert en agréable.

Le secret de Semper Acerbus repose dans son contraste entre rythmique saccadée et leads bien plus léchés. Following Omens ne révolutionne pas le Metalcore, mais il offre au groupe des riffs bien taillés pour sécuriser sa place dans la scène moderne locale.

70/100

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