Review 3065 : Oraculum – Hybris Divina

Oraculum passe à la vitesse supérieure.

Après trois EPs relativement bien accueillis entre 2014 en 2018, le groupe chilien mené par Scourge of God (guitare/chant, Deathwards, Wrathprayer), Gaius Coronatus (guitare, ex-Deathwards, ex-Executed), Magnified Wrath (basse) et Conqueror of Fear (batterie, Wrathprayer) revient en 2026 avec le soutien d’Invictus Productions pour la sortie de son premier album, Hybris Divina.

A Monument to Fallen Virtues est une introduction assez brute mais imposante qui permet au groupe d’imposer immédiatement son atmosphère étouffante avant d’accélérer sur The Great One, révélant des parties vocales rauques et furieuses sur une rythmique impénétrable. Quelques claviers et leads lui donnent parfois une touche majestueuse, mais on savoure ce blast furieux autant que les harmoniques macabres avant de passer à l’agressive Mendacious Heroism et ses patterns plus rapides qui témoignent de la rage évidente qui est à l’oeuvre dans cette composition. Les guitares n’hésitent pas à placer des moments de dissonance de manière assez régulière avant d’enchaîner sur Carnage qui porte bien son nom et nous ensevelit sous le blast, laissant sa rythmique saccadée nous frapper à son rythme. La progression tumultueuse se fait entre violence et leads perçants, mais le groupe laissera parler sa furie avant de passer à Dolos qui nous accorde un moment de répit pour mieux frapper avec une lenteur angoissante aux racines Doom/Death caverneuses, mais l’accélération tant attendue aura finalement lieu, contrastant un peu avec l’oppression des moments précédents. Le final est bien plus féroce, mais The Heritage of Our Brotherhood vient à nouveau temporiser avec quelques rires d’enfants suivis d’un ton très solennel autant dans les parties vocales que dans la rythmique, mais Spiritual Virility reprend rapidement du poil de la bête et charge avec un son épais suivi par des vociférations virulentes, puis des leads tranchants. Le morceau est sans conteste l’un des plus massifs de l’album, mais c’est Posthumous Exultation qui prend le rôle de finisseur et qui nous plonge d’abord dans la noirceur et l’angoisse avant de retrouver une vitesse plus brutale tout en proposant des rugissements rauques mais aussi leads torturés qui marqueront la dernière éruption avant le silence qui se fait enfin.

L’absence a eu du bon pour Oraculum, qui est revenu en pleine force avec une poignées de nouvelles compositions aux riffs féroces. Hybris Divina est bien trop brut pour nombre d’entre nous, mais ceux qui savent apprécier sa dureté auront devant eux quarante minutes de violence pure.

80/100

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