
Lionheart continue son ascension.
Après de nombreux shows de plus en plus remplis, Rob Watson (chant), Nick Warner (guitare), Walle Etzel (guitare), Richard Mathews (basse) et Jay Scott (batterie) renouvellent leur contrat avec Arising Empire pour la sortie de leur septième album, Valley Of Death II.

On attaque directement dans le vif du sujet avec Bulletproof et ses riffs typiques du Hardcore Beatdown au groove accrocheur surmontés de la voix de Rob et de quelques choeurs motivants qui donnent immédiatement envie de bouger avant de ralentir pour la moshpart explosive, puis l’intensité monte d’un coup sur Chewing Through The Leash ou le groupe accueille leurs compatriotes de Kublai Khan. Ce titre sera sans aucun doute l’un des climax de leur shows avec ses refrains fédérateurs, mais également l’intervention de Matt Honeycutt avant de passer à Ice Cold qui relance la machine avec une rythmique saccadée assez simple mais brutale et infusée aux touches Old School virulentes toujours plus lourdes. Valley of Death II prend la suite avec des tonalités ouvertement taillées pour faire remuer une fosse lors des prochains concerts, enchaînant les moments toujours plus stimulants, puis le groupe nous accorde un temps de répit avec la voix samplée de No Peace, créant un contraste avec leur sauvagerie habituelle qui n’est évidemment jamais loin et prête à adopter des influences Trap pour diversifier ses frappes. Retour à un son plus traditionnel sur la courte Roll Call peuplé de vociférations vindicatives et de choeurs encore plus intimidants, puis on enchaîne sur Salt The Earth qui nous autorise un instant de flottement avant de revenir à son riffing énergique avec des tonalités presque joyeuses et naturellement entraînantes. La hargne resurgit à son tour sur Release The Dogs, titre qui ne dépasse pas la minute et demie mais qui est infusée de rage pure mais qui passe le relai à In Love With The Pain ou les mouvements de foule seront plus que nombreux si elle intègre les setlists de la prochaine tournée. La composition frappe tout en simplicité, tout comme Death Grip où l’on retrouve également la participation d’A Day To Remember qui vont tout sauf adoucir le son et contribuer à cette éruption sonore pour clore l’album.
Je n’écoute habituellement ni Hardcore, ni Beatdown, mais le nom de Lionheart est si présent que j’ai eu envie de tenter l’expérience, et j’ai eu raison ! Si les riffs restent assez simples leur efficacité pure fait de Valley Of Death II un condensé de rage et d’énergie explosif qui ne demande qu’à être libéré !
90/100
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