Review 3071 : Total Annihilation – Mountains of Madness

Total Annihilation entre dans ses vingt ans avec un nouvel album.

Pour la sortie de Mountains of Madness, le groupe mené par Daniel Altwegg (chant), Nicolas Stelz (guitare), JxNothing (guitare), Michael Lautenschläger (batterie) et Denge (basse) signent chez Testimony Records.

The Art of Torture attaque immédiatement avec des riffs incisifs qui exploitent le meilleur du Death et du Thrash Old School pour une agressivité maximale, rapidement complétée par des parties vocales puissantes qui contribuent au côté saccadé du morceau, le rendant encore plus vindicatif. Les leads développent une touche de mélancolie avant un râle d’agonie, puis ils repartent de plus belle après une dernière vague de violence vers Mountains of Madness et son introduction apaisante qui annonce parfaitement l’approche majestueuse de la première partie du morceau, suivie par un son beaucoup plus brut. On note aussi des passages étranges, presque hypnotiques, puis Illusion s’essaye au Death/Grind avec neuf secondes de violence inattendues qui servent d’interlude avant que Chokehold n’installe sa lourdeur et ses riffs épais. Le morceau est solide et assez constant, délivrant sa rythmique à bonne allure, puis c’est dans l’angoisse que le groupe compose avec les premiers moments de Choose the Day qui appellent leurs propres riffs motivants pour nous faire remuer le crâne. La rythmique est plus modérée par moments, assurant un son fédérateur, mais elle finira par s’emballer avant de rejoindre Age of Mental Suicide qui revient à une base bien plus virulente qui n’hésite pas à partir sur des patterns plus travaillés mais dissonants à l’inverse de Nyctophobia qui débute de manière assez simple mais extrêmement accrocheuse et qui le reste à peu de choses près lorsque le tempo accélère. La touche de complexité se retrouve dans les leads criards qui accompagnent certains passages déjà bien vifs avant de s’offrir un semblant de répit sur le sample introductif de Beneath the Cross, mais le groupe revient très vite à la charge en reprenant son approche vindicative qui comporte tout de même un temps de relâche avant de se transformer en tonalités plus enivrantes. La violence resurgit évidemment en temps voulu, mais Invisible Conflagration nous offre un nouvel interlude au piano sombre mais apaisant pour reprendre nos esprits avant d’encaisser la vague suivante, assez lente mais oppressante et qui avance à son propre rythme vers l’inévitable éruption attendue qui nous emporte. Le morceau va toutefois ralentir avant la fin, nous offrir un son craquelé, puis passer aux quelques secondes de rage de Lost Forever avant de finalement fermer l’album avec Hate Remains, dernière composition qui rassemble toute l’énergie dont les musiciens disposent pour nous proposer une dernière poignée de riffs hargneux et accrocheurs au possible qui s’enchaînent à toute allure pour assurer un ultime headbang.

Total Annihilation sait autant composer avec la violence qu’avec des tonalités plus modérées, couplant sa rage avec des atmosphères intéressantes. Il est évident qu’elles servent à merveille Mountains of Madness, révélant à la fois puissance et touches mystérieuses.

80/100

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