
Kreator marque 2026 avec son nouvel album !
Pionnier du Thrash allemand, le groupe mené par Mille Petrozza (guitare/chant), Ventor (batterie), Sami Yli-Sirniö (guitare, ex-Barren Earth, ex-Waltari) et Frédéric Leclercq (basse, Loudblast, Sinsaenum, ex-DragonForce…) affiche fièrement ses quarante quatre ans avec son seizième album, Krushers of the World, qui sort avec le soutien de Nuclear Blast.

Après une douce mélodie en guise d’intro, Seven Serpents déboule à toute allure et nous propose des riffs furieux complétés par les rugissements de Mille qui n’ont rien perdu de leur superbe, s’apaisant à peine pour proposer des passages fédérateurs en compagnie des choeurs de ses camarades. On note même quelques orchestrations qui serviront à intensifier les lives, mais le morceau passe rapidement la main à Satanic Anarchy qui place à son tour une rythmique saccadée mais solide au possible et qui va sans aucun doute briser des nuques tout en s’adoucissant elle aussi pour les refrains, laissant quelques leads passer. L’atmosphère s’assombrit pour le titre éponyme Krushers of the World qui se montre à la fois martiale et pourtant presque plus accessible avec son rythme orienté mid-tempo et ses guitares entêtantes, puis Britta Görtz (Hiraes, ex-Cripper, ex-Critical Mess) offre ses hurlements au groupe sur Tränenpalast, la composition suivante, qui emprunte sans surprise au Death Mélodique, style de prédilection de son invitée. Le titre à l’univers horrifique est également très accrocheur, tout comme Barbarian qui lui emboîte le pas à bonne allure et provoque naturellement quelques accélérations comme celle juste avant le final qui revient à sa violence Old School avant de se montrer plus majestueuse, nous laissant ce court moment de répit avant que Blood of Our Blood ne mette les gazs. On retrouve cette rage des années 80 presque infusée au Speed Metal qui reste corrompre les refrains chantants ainsi que les solos chaotiques, puis Combatants nous offre un instant de répit avant de nous mener au front et d’affirmer ses riffs accrocheurs tout comme ses éclats de voix emplis de hargne et qui n’hésitent pas à partir dans les aigus. Le morceau temporise avant son dernier refrain puis c’est avec Psychotic Imperator que le groupe nous propose une touche Néoclassique avant de revenir à la violence et de placer des riffs simples mais efficaces entrecoupés de parties instrumentales renforcées de samples et choeurs majestueux. On revient à la fureur brute sur les premiers moments de Death Scream, titre très vindicatif à la double pédale ravageuse, aux choeurs malsains et au break qui semble même infusé au Hardcore, puis Loyal to the Grave ferme l’album avec des touches symphoniques très accessibles qui semble tout avoir pour devenir l’un des prochains hymnes du groupe comme on en trouve sur chaque album récemment.
Kreator continue dans la voie qu’il suit depuis des années, celle ancrée dans le Thrash qu’il a participé à façonner, mais en y intégrant ses touches légèrement plus modernes au mix parfait. Krushers of the World fait déjà couler de l’encre, et il tournera sans mal sur vos platines !
80/100
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