Live Report : Lucifer’s Child + Servant + Gohrgone – Glazart

La reprise est tardive pour moi, et m’a laissé un mois de repos, mais c’est avec Lucifer’s Child que je remets le pied à l’étrier !

Une première à Paris, accompagnés par les allemands de Servant et nos franciliens de Gohrgone sous l’égide des partenaires de Sanit Mils qui nous offre le Glazart pour l’occasion, comment rêver mieux ?

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On attaque donc à l’heure dite avec Gohrgone, groupe visiblement connu par tous dans la salle, et qui est bien décidé à nous faire remuer coûte que coûte sous leurs riffs, malgré une fosse assez éparse et encore timide. Si Eddy (guitare) et Olivier (basse) sont occupés et à headbanguer sous les rouleaux de double pédale de Chris (batterie), je ne sais pas si Thomas Lord Noué (chant) nous motive ou nous menace, annonçant les titres avec des tirades bien à lui comme “Sur le prochain vous allez prendre une colonne en marbre sur la prostate”. Quoi qu’il en soit, ça semble fonctionner, vu que l’on passe de quelques crânes qui remuent et cornes avec les doigts à un mosh des trois plus excités de la soirée suivi d’un wall of death de presque dix personnes ! Côté son, il est plutôt bon, nous permettant de savourer leurs rythmiques massives tout en observant les musiciens jouer, et tout le monde est satisfait de ce premier set de la soirée qui a fait honneur au dernier album du groupe, In Oculis

Setlist: In Oculis – Erynies Modus Operandi – Opportunity King – Deprivation Of Self – Weak Ones Deceived – Deception’s Cloud – The Prophecy – Chosen One

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L’ambiance change du tout au tout pour l’oppression mélodieuse de Servant, qui revient avec un set plus long qu’en 2024 (ou ils ouvraient pour Groza et Ellende), et qui va cette fois m’emporter sans possibilité de retour. Le jeu de scène est relativement similaire, laissant Andor “Farago” Arnhold (guitare/chant) encapuchonné nous vociférer dessus et maltraiter son instrument pendant que Thanatos (basse) et Samael (guitare) grimacent, posent parfois sur le retour ou restant en retrait, revenant vers Apophis (batterie). Je remarque que le vocaliste est également plus loquace que la dernière fois, lâchant “This is a blessing to be back in Paris, in the Glazart, thanks everyone” entre deux titres, avant de laisser ses harmoniques occultes emplir de nouveau l’air, alternant entre fureur et passages plus plaintifs mais tout aussi bien gérés. Le public accroche également, levant le poing lorsque Farago est transcendé par son discours, agitant ses mains avant de repartir à l’assaut de ses cordes, allant même jusqu’à en perdre son médiator (heureusement retrouvé grâce à un spectateur du premier rang) tant il est impliqué dans son oeuvre. Je n’aurais pas été contre quelques morceaux supplémentaires !

Setlist: Litany – Empire of Madness – The Ultimate Occult Worship – Mater Hominis – Temple – Sin – Devil – Negate the I

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On enchaîne avec le clou du spectacle, ceux qui célèbrent leur première date à Paris, Lucifer’s Child dont les derniers réglages tardent un peu, mais qui seront suivis par une extinction des feux rapide, tout comme le début du set. Mené par Marios Dupont (chant) et George Emmanuel (guitare), le rituel est effectué sans fioritures autre qu’une croix inversée qui s’allume de temps à autres de chaque côté de la batterie de Nick Vell, pendant que le guitariste et son acolyte Kostas Gerochristos (basse) headbanguent à s’en rompre le cou. Une fois le premier titre passé, le vocaliste lâchera “Are you ready to destroy this fucking place with a big circle of death?”, et le ton change dans la fosse, qui remuera désormais à chaque morceau, incitée par les musiciens à toujours plus de chaos et qui ne se prive pas pour s’y adonner. Comme il est de mise dans le Black Metal à la grecque, les musiciens sont incroyablement précis, et n’hésitent pas à se joindre à leur frontman pour des choeurs fédérateurs, accentués par ce “??We come from Greece to celebrate Death with all of you tonight” qui ravive une fois de plus la flamme dans le coeur du public, galvanisé par un groupe qui n’hésite jamais à s’avancer, et qui délivre sa musique sans concession, parfois même sous des flashs à en faire pâlir un épilleptique. Un peu moins d’une heure de set pour les grecs, mais quelle puissance !

Setlist: Black Heart – As Bestas – Fall Of The Rebel Angels – Through Fire We Burn – He, Who Punishes and Slays – Curse – Viva Morte – The Order

Le merch ayant régulièrement été pris d’assaut au cours de la soirée, il ne reste que peu de monde lorsque les portes s’ouvrent à nouveau, mais personne ne regrette d’être venu ! Si l’entrée en matière de Gohrgone aura bien réveillé le public, Servant et Lucifer’s Child ont tout deux enchanté la foule à leur manière. Merci une fois de plus à Sanit Mils pour avoir fait de Glazart un lieu de célébration de la fureur brute !

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