Review 3111 : In Aeternum – …Of Death and Fire

2026 est l’année du retour d’In Aeternum.

Actif depuis 1992 (dont deux années sous le nom Behemoth), le groupe mené par David « Impious » Larsson (guitare/chant), Daniel Nilsson-Sahlin (basse) et Perra Karlsson (batterie, Perracide, Nominon, Eldfödd, Darkened, ex-Thorium…) annonce son retour avec son cinquième album, …of Death and Fire, en collaboration avec Soulseller Records.

Danse Macabre dévoile les premières harmoniques inquiétantes pour finalement les faire s’embraser sur Beneath The Darkened Tomb, titre effréné où riffs et rugissements ne font qu’un pour exploiter à la perfection les racines Black et Death du groupe. On notera que le groupe sait toutefois ralentir la cadence pour proposer des touches plus mélodieuses, mais il revient bien vite à sa virulence comme avec The Day of Wrath qui lui emboîte le pas sans attendre et qui impose lui aussi son rythme élevé nourri au blast et à la double pédale, mais aussi aux leads cinglants. On ralentit un peu pour la lourde Spirits of the Dead qui prend la suite avec une rythmique saccadée au possible qui n’hésite pas à laisser les guitares donner libre cours à leur folie avant de proposer des tonalités fédératrices, puis on repart à toute vitesse avec Mortuary Cult, mais la charge est freinée par ce passage ritualistique impie. Le reste du titre est tout de même très solide, et rejoindra assez vite The Vile God of Slime qui démarre lentement, instaurant son climat d’oppression avant de frapper et s’autorise lui aussi des sursauts inattendus mais qui nous tiendront en haleine tout au long du morceau. Retour d’un jeu effréné pour Bow To None, titre brutal à souhaits qui n’hésite pas à soumettre les capacités des musiciens à rude épreuve pour proposer une violence ravageuse et permanente, accentuant encore plus la fureur sur sa deuxième moitié en la rendant plus viscérale. Le groupe temporise avec De Profundis, interlude minimaliste et inquiétant, puis Goddess of Abominations prend le relai et impose son atmosphère pesante renforcée par les harmoniques perçantes tout en continuant de nous piétiner avant de passer le relai à The Hourglass qui surgit trombe et nous emporte dans sa déferlante. Le titre va surprenament ralentir pour placer son solo, créant un effet oeil du cyclone avant d’exploser à nouveau, nous menant à la longue dernière composition, To Those Who Have Rode On qui débute très calmement avec un son clair, puis qui conserve cette touche mélancolique dans la saturation, accueillant au passage Erik Danielsson (Watain) pour clore l’album sur son point d’orgue.

Bien que son sommeil ait duré, In Aeternum est maintenant pleinement éveillé, et cet album en est la preuve. …Of Death and Fire mélange la violence du Black et du Death Metal pour donner vie à la rage et à la dévotion du groupe avec une énergie rare.

85/100

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