Review 3127 : Winter Eternal – Unveiled Nightsky

Winter Eternal continue son ascension.

Né en Grèce sous le nom Unveiled Nightsky, le projet déménagera en Ecosse en 2018, et commencera à vraiment percer quelques temps plus tard. En 2026, son créateur Stelios “Soulreaper” Makris (guitare/basse/chant), toujours signé chez Hells Headbangers Records, annonce la sortie de son cinquième album, Unveiled Nightsky.

La batterie a été enregistrée par l’ancien batteur Vagelis “V.Nuctemeron” Felonis (Burial Hordes, Necrovorous…).

Born Of Winter’s Breath nous plonge immédiatement dans le Black Metal Mélodique glacial du musicien, révélant ses influences Old School évidentes et enivrantes dans les harmoniques, mais également très féroces, notamment du côté des parties vocales. Le titre est très direct, et prend un peu trop vite fin à mon goût, mais Omen Of The Cosmic Order vient sans attendre prendre sa place, laissant déjà son intro frapper pour charger à son tour tout en dévoilant des touches légèrement différentes, notamment sur le break. La fureur saura retrouver la rythmique en temps voulu pour nous mener à Nurtured By The Night ou une section hypnotique nous attend avant que la tornade ne reprenne vie à une allure similaire, distillant leads perçants au sein de ses ténèbres. Nous rencontrons à nouveau la quiétude de l’oeil du cyclone, partie en chant clair inclue, puis cède une fois de plus à la saturation qui file vers Unveiled Nightsky, le morceau éponyme où l’on ressent toujours plus ce son glacial qui nous entoure et nous frappe sans relâche, profitant d’une base brute et agressive. La fin du titre est marquée par des cris particulièrement intenses, puis c’est avec Descent Into Hades Embrace que le musicien nous accorde un temps de répit, puis fait renaître sa rage ancestrale grâce à des touches occultes dissonantes et bien rythmées, mais aussi ce son imposant après une courte pause. Le son est volontairement très sale, presque chaotique, et nous offrira une dernière vague puissante avant de laisser place à The Deceiver’s Tale qui adopte comme son nom le laisse suggérer une touche de mélancolie, presque même de regret renforcée par les parties vocales plaintives. Le chagrin se teinte de fureur grâce à une partie saccadée et nous envoie vers Echoes Of A Fallen Crown qui nous accueille avec une basse entêtante, puis ce sont de nouveaux riffs criards et nostalgiques qui nous attendent, se brisant puis reprenant sous un voile saisissant avant que Drifting Into the Depths of Oblivion ne marque la fin de cet album avec guitare et violon qui s’allient naturellement pour sonner le glas.

Si l’on perçoit d’excellentes idées chez Winter Eternal, rendant hommage aux racines du style, on se rend vite compte que Unveiled Nightsky souffre d’un seul mal : il est court. Les morceaux mériteraient plus de développement pour profiter pleinement de leur potentiel.

70/100

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