Review 3139 : Heir Corpse One – Destination: Domination

Heir Corpse One est prêt à embarquer.

Trois années après leur dernier embarquement, Rogga Johansson (guitare/chant, Paganizer, Dead Sun, Eye of Purgatory, Furnace, Massacre, Megascavenger, Revolting, Ribspreader…) et Peter Svensson (basse, Cales, Assassin’s Blade, Void Moon…) on appelé Kjetil Lynghaug (guitare lead, Paganizer, Stass, Ribspreader…) et Marcus Rosenkvist (batterie, Assassin’s Blade, To Descend, Anchorite…) pour leur prochain long-courrier, Destination: Domination.

Le groupe attaque avec son titre éponyme, Destination Domination, qui marque fermement ses racines suédoises et son groove sec mais accrocheur sous les rugissements de Rogga, autorisant quelques pointes plus perçantes aux leads de Kjetil pendant que ses camarades tiennent la rythmique. Le titre passe assez vite la main à Undeath from Above qui adopte des patterns similaires en créant des moments saccadés à l’extrême et dédiés au headbang alors que les harmoniques sont légèrement plus nombreuses, rivalisant avec la rythmique de Reaping Human Harvest qui incite très clairement au mosh le plus brutal en grimaçant. On enchaîne avec Shelter in the Darkness qui ralentit un peu la cadence, proposant par la même occasion des mélodies mélancoliques qui collent parfaitement à ces touches de calme et qui contrastent avec les moments toujours simples mais accrocheurs, puis on reste dans des patterns efficaces avec Well of Blood. Rien de sorcier sur ce titre, mis à part une accélération fédératrice au centre suivie d’un solo intense, puis Thresher renchérit avec une nouvelle vague Old School effrénée puis des palm-mute lourds et bas du front qui m’ont donné envie de me frapper la tête contre la table de manière répétée. On freine à nouveau un court instant avec Mechanisms of Mortality puis on retrouve cette vitesse de croisière aux quelques étapes plus accessibles bien qu’inquiétantes, puis la machine accélère avant de revenir à une approche orientée mid-tempo sur Motordead, alliant des tonalités abrasives avec les grognements rauques habituels, mais également quelques passages plus vifs. Le doublé final est composé de The Last Supper, titre aux guitares angoissantes qui passent très bien avec la base rythmique, puis d’Undead Nation, morceau final qui reste lui aussi dans une sorte de lenteur mystérieuse pour mieux frapper avec ses riffs haletants entre deux éruptions.

Marqué par la patte de son créateur Rogga Johansson, Heir Corpse One suit la voie empruntée par ses nombreux autres projets, et propose du pur Death à la suédoise. Si Destination: Domination explore à peine toute sa palette d’influences, il reste savoureux.

80/100

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