
Renaissance pour Insect Inside.
Après s’être fait discret pendant quelques années, le groupe russe mené par Daniel Sementsov (batterie, Nauseating, ex-Traumatomy…), Bogdan Pisavnin (basse, Cold Blooded Murder, ex-Traumatomy), Ivan Tyulkin (chant, Nauseating) et Pavel Pleshkov (guitare) revient pour son deuxième album, Reborn in Blight.

Après un long sample, Echos of the Swallowed Sinners nous propose une rythmique dissonante mais lourde, où les hurlements vont finalement apparaître, renforçant la brutalité du morceau avant d’accueillir Angel Ochoa (Abominable Putridity, Disgorge, Cephalotripsy, ex-Condemned…) sur Abhorrent Landscape, morceau tout aussi épais de délicat que le précédent. On retrouve cette puissance inhérente au Brutal Death sur les moshparts, mais avec une touche de technicité appréciable dans certaines parties, tout comme sur Fragments qui lui emboîte le pas et frappe à son tour à toute allure. On notera parfois une approche Prog notamment due à la basse (fretless ?), puis Putrid Lament va à nouveau rappeler le poids du Death Metal grâce à des accélérations bien senties et des vociférations à la limite de l’animal, avant d’inviter Josh Welshman (Defeated Sanity) à les rejoindre pour Hiveborn Abomination. Le titre nous tombe dessus comme un véritable monolithe de violence et de chant guttural, surtout avec les deux monstres au chant, et Flesh Cathedral semble suivre le même chemin tout en s’autorisant de nouveau des parties plus respirables, mais à l’inverse apportera quelques infrabasses avant de nous laisser reprendre nos esprits sur Obscuration Worship, composition assez courte qui sert d’interlude dissonant et saccadé. Ce moment de répit passé, Carnal Ruins nous remet sur le chemin de la violence grasse par vagues plus ou moins virulentes mais toutes solides à leur manière, puis en compagnie de Len O’Donnell (Vinnytsia Fatalities, ex-$lutrot, ex-Decimated Humans, ex-Pestilectomy…) sur Parasite Messiah, le titre suivant, qui sera l’un des plus diversifiés vocalement, collant parfaitement à toutes les phases des riffs. Une fois cette apocalypse passée, Reborn in Blight vient mettre un point final ultra-violent à l’album, dépassant sans mal les cinq minutes durant lesquelles le groupe nous moleste, blaste et place ses riffs hachés à bonne allure, pour finalement se transformer en une douce petite outro.
Insect Inside en connaît un rayon côté violence, et le groupe est revenu nous le montrer sur Reborn in Blight, un album assez complexe à appréhender entre Brutal Death touches Prog, mais qui a ses moments dévastateurs comme on les aime.
85/100