Review 3153 : Nefastis – Shadows at the Light of Dawn

Nefastis renaît de ses cendres.

Après une démo en 2010 puis un premier album en 2014, le groupe italien reste silencieux, mais finit par revenir en 2026 avec un style bien différent. Simone Colombo (chant/guitares), Andrea Lenzi (guitares/choeurs/orchestrations), Fulvio Manganini (basse) et Claudio Invidia (batterie) nous présentent avec Rockshots Records leur nouvel album, Shadows at the Light of Dawn.

Ils sont aidés par Federico Pennazzato (Morgana, ex-Death SS) à la batterie, Simone Campete aux orchestrations et Iacopo Hacken au piano.

L’album débute avec Cosmic Silence at the Edge of the New World, une longue introduction où les éléments symphoniques se mettent peu à peu en place, rapidement suivis par les harmoniques et autres solos qui rendent la rythmique un peu plus vivante, puis le son explose sur Shadow Spell, se transformant en véritable vague de rage où les hurlements interviennent enfin. Le mélange oscille entre Black Metal et Metal Gothique assez théâtral, et on constate la même chose avec Seduced by the Beauty of the Darkness qui prend la suite en proposant un son toujours majestueux et torturé mais maîtrisé de bout en bout, alors que l’atmosphère s’apaise à nouveau pour la lente et progressive Absence of Illumination. Le titre est plus court et exclusivement instrumental, faisant penser à un long interlude travaillé qui retient notre attention avant de s’assombrir une fois de plus pour Tears of the Past qui est bien plus agressif et qui fait renaître le chant avec une ardeur intéressante. Les guitares complexes sont toujours présentes, mais on sent que le soin a également été apporté à la rythmique, tout comme sur Vortex of Light qui nous frappe ensuite, et qui propose des passages féroces surmontés de claviers et autres éléments ambiants parfois même à la limite du NéoClassique. Nouvelle pause instrumentale pour Lights of Dawn, titre d’abord assez simple et minimaliste mais qui va graduellement ajouter de nouveaux éléments pour récupérer notre attention avant de nous mener à Alone Again où l’on retrouve les parties accrocheuses et saccadées, mais aussi les hurlements qui peuplent à nouveau les moments d’énergie brute. Nouvelle accélération pour Stardust, titre encore plus ravageur que les précédents et qui n’hésite pas à placer des parties de batterie surpuissantes et qui rivalise sans mal avec les grands noms du Death Symphonique, mais Blackened Vision va une fois de plus renouer avec la douceur. Le son se renforce vers la moitié du titre, retrouvant basse, guitare et batterie pour finalement rejoindre Collapsing Dream où le groupe repart dans la noirceur et l’agressivité, conservant une part de beauté envoûtante tout en accueillant Rehn Stillnight (Nocturna) pour les voix féminines, créant des duos très intéressants tout comme sur Flowers Swept Away by the Autumn, dernier morceau qui vient refermer ce chapitre avec un contraste assez marqué, mais qui rentre en tête et montre la richesse du groupe.

Avec Shadows at the Light of Dawn, on découvre une toute nouvelle mouture de Nefastis, bien plus sombre et qui permet de longs passages instrumentaux travaillés. Les interludes cassent parfois un peu le rythme, mais on retrouve assez vite l’atmosphère voulue.

75/100

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