
Bimurta veut nous faire voyager.
En 2026, le trio indien venu de l’état d’Assam nous dévoile son premier EP, All Skies Lead to the Sun.

L’album s’ouvre sur des sonorités indiennes traditionnelles avec Baba Hargila, première composition dépaysante qui va rapidement se réorienter vers un mélange plus pesant aux touches Post-Metal, proposant également des parties vocales mystérieuses. Quelques percussions et samples viennent à nouveau diversifier le son, jonglant avec toutes ses influences avant de revenir à la douceur sur The Immortal, composition d’abord assez planante qui emprunte au Post-Rock sa touche vaporeuse, mais également ses patterns saccadés. La saturation reviendra pour la dernière partie du morceau, puis laissera place à said/unsaid, un interlude à la voix samplée désespérée qui s’allie à un piano mélancolique auquel succède Rodalisnan, conservant une atmosphère assez tendue, amplifiée par les différentes voix qui se rencontrent et se répondent. Le solo au centre renoue avec les tonalités plus agressives, mais elles apparaissent et disparaissent régulièrement, retrouvant une forme plus accessible sur Pale Blue Drought, dernière composition à l’introduction folklorique qui se laisse finalement submerger par des traces de Black Metal, puis par un final d’abord chaotique puis assez mélodieux pour refermer l’EP.
Bimurta est un projet qui n’hésite pas à se lancer dans une multitude d’influences pour créer un son qui lui est propre. Les amateurs de la scène Post seront ravis de découvrir All Skies Lead to the Sun.
70/100