Review 3181 : Hellripper – Coronach

Hellripper revient en force.

Fraîchement signé chez Century Media Records, le projet du musicien écossais James McBain (tous instruments/chant, Lock Howl, ex-Lord Rot, ex-Rats of Reality) annonce en 2026 la sortie de son quatrième album, Coronach.

James McBain est accompagné sur scène par Max Southall (batterie, Bastard Mycosis, Vacuous, Vaticinal Rites), Joseph Quinlan (guitare, Desert Heretic), s’occupant lui de la guitare et du chant. Joseph Quinlan est également crédité pour certains leads, Max Southall pour la batterie, ainsi que Marianne au chant additionnel.

Hunderprest frappe déjà très fort en proposant des riffs hautement dissonants et agressifs qui témoignent d’une certaine technicité ainsi que d’une rage évidente, mais parfois nuancée par quelques leads bien plus aériens alors que les racines Speed s’expriment à plein régime. Le final perçant mène à Kinchyle (Goatkraft and Granite) qui s’ancre dans une touche Old School accrocheuse infusées au Heavy, et on remarque ces choeurs fédérateurs tout au long du morceau avant de passer à une touche plus mélancolique sur The Art of Resurrection qui débute au piano avant d’accélérer d’un coup. Rugissements et riffs belliqueux reviennent, mais le titre reste tout de même influencé par son introduction, et propose une approche assez maussade dans ses harmoniques, à l’inverse de Baobhan Sith (Waltz of the Damned) qui retourne dans la virulence pure et propose un titre immédiatement abrasif. La complexité et la rapidité seront encore de mise pour cette composition épique qui passe de moments de fureur à des moments plus mélodieux, comme avec le violon de Jess Townsend (Autumn Tears) puis Blakk Satanik Fvkkstorm repart dans l’efficacité pure et nous apporte des riffs de Black/Thrash aussi clichés que motivants, et provoquera sans aucun doute des séances de headbang. On continue avec une approche assez similaire sur Sculptor’s Cave, enchaînant les parties lead criardes entre deux charges furieuses avant de s’adoucir pour les premiers instants de Mortercheyn, repartant dans la rage épique pour la suite de la composition. On reconnaît aussi la froideur du Black Metal qui contraste avec l’entrain des autres racines, puis l’album touche à sa fin avec la longue Coronach, composition éponyme qui n’a rien à envier aux plus grands hymnes de Black Metal Atmosphérique, nous emportant au sein de ses riffs à travers les paysages majestueux jusqu’aux cornemuses d’Antonio Rodriguez qui marquent définitivement la fin de cette aventure.

Que vous soyez amateurs de la violence du Black/Speed ou des longues mélodies, Hellripper est le groupe parfait pour vous ! Coronach propose les deux aspects selon les morceaux, et l’enchaînement est des plus fluides !

90/100

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