
Lantlos est enfin de retour.
Né en 2005, le projet de Markus Skye (chant/claviers/guitare/basse, Labyrinth of Stars) et Felix Wylezik (batterie) était resté silencieux depuis sa précédente sortie, en 2021. En 2026, il revient avec son sixième album, Nowhere in Between Forever.

Daisies est le premier titre à entrer en jeu, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’entre la base mi-planante, mi-abrasive, les éléments électroniques et les parties vocales, il est très ancré dans l’expérimentation sonore. On ressent à la fois l’agressivité, mais aussi le côté presque tranquille sous-jacent qui se reflète aussi sur les accents Post-Punk de Cherries, titre au son assez doux qui prend immédiatement la suite, délivrant beaucoup de tonalités acoustiques. L’atmosphère change radicalement avec Oxygen qui est beaucoup plus vive et s’autorise même des parties de batterie virulentes et des passages vocaux chaotiques tout comme Jeanet qui propose une approche similaire tout en continuant à intensifier les parties robotiques et le vocodeur. On retrouve les influences Post sur Numb TV Superstar, mais le chant reste une fois de plus très doux et profite d’une batterie électronique pour apporter un surplus d’énergie, mais le son s’intensifie avec Solar Death qui se couvre de touches Doom simples mais ultra-saturées qui lui donnent un charme étouffant. La longueur du morceau compte également beaucoup, mais le duo va retourner à ses tonalités guillerettes avec AutoGuard, titre suivant qui crée un contraste assez tranché entre les deux compositions, comme deux parties d’une même personnalité. Nouveau virage à 180 degrés avec Planets qui renoue avec le Post-Rock et sa progression intéressante mais toujours surprenante avant de retourner à l’Electro pour Ghost, profitant tout de même d’une atmosphère assez inquiétante et mystérieuse, presque mélancolique par moments. La dernière minute du titre le renforce à tous points de vue, puis Clockworks nous ramène dans les tons lancinants, permettant même à Markus de martyriser sa guitare pour quelques leads torturés avant de flotter doucement jusqu’à Windhunter qui mélange un groove calme et des claviers planants avec certains passages bien plus lourds et intenses pour finalement clore l’album sur une note haute.
Les amateurs de la première heure de Lantlos seront indubitablement déçus, et même si j’en fais partie, je trouve qu’il y a des titres intéressants sur Nowhere in Between Forever. Le groupe a finalisé son évolution, et son style est une fois de plus assez unique.
65/100
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