Review 3192 : Nervosa – Slave Machine

Retour en force pour Nervosa.

Trois années ont passé depuis leur dernier album, mais Prika Amaral (guitare/chant), Helena Kotina (guitare), Hel Pyre (basse, W.E.B., live pour King Diamond), Michaela Naydenova (batterie, ex-Gwendydd) et leur nouvelle recrue Emmelie Herwegh (basse, Sisters of Suffocation) n’ont pas chômé, nous présentant avec le soutien de Napalm Records leur sixième album, Slave Machine.

Une introduction assez progressive nous ouvre les portes d’Impending Doom, première composition accrocheuse aux racines Thrash évidentes, mais qui propose également d’autres éléments, comme des bases plus Death ou des mélodies entêtantes. Le chant de Prika s’adoucit un peu sur le refrain mais se renforce sur le break avant le solo, puis le titre éponyme Slave Machine prend le relai à pleine vitesse, restant principalement sur des tonalités très agressives, alors que les refrains se focalisent sur des touches plus oppressantes. Ghost Notes nous offre une vague de riffs saccadés et parfois dissonants tout en restant assez vive, faisant cependant ralentir un peu l’assaut au centre, puis on enchaîne avec Beast of Burden qui mélange lourdeur et rythmique massive pour convaincre, mettant également l’accent sur les leads. Passage par le groove avec You Are Not A Hero dont la basse nous fera sans aucun doute remuer le crâne pendant que les guitare abrasives nous lacèrent, alors qu’elles se montrent bien plus travaillées et hypnotiques avec les premiers moments de Hate, repartant par la suite dans des patterns assommants efficaces. Le morceau tourne tout seul, passant soudainement à The New Empire qui surprendra avec des éléments expérimentaux et déstructurés, mais le titre est le plus court de l’album, cédant vite sa place à la toute aussi perturbante 30 Seconds qui s’ancre dans des harmoniques criardes et des refrains très doux à moitié en chant clair. Retour des riffs bruts pour Crawl For Your Pride, titre suivant qui ne néglige pas ses coups d’harmoniques saccadées, puis c’est Learn or Repeat qui vient nous assommer avec ses racines Old School brutales, mais aussi son solo ravageur et cinglant. L’album s’approche de ses derniers moment avec The Call, titre vif et agressif qui n’hésite pas à placer des solos particulièrement perçants pour contraster avec ses parties vocales puissantes, puis Speak in Fire nous offre un passage particulièrement fédérateur, profitant d’un presque mid-tempo pour refermer l’album dans la lourdeur.

Si la nouvelle mouture de Nervosa a largement fait ses preuves sur scène ou sur album, le groupe semble avoir retrouvé sa vitesse de croisière, offrant avec Slave Machine des titres efficaces bien que parfois un peu courts.

85/100

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