Review 3217 : Doodswens – Doodswens

Doodswens se dévoile un peu plus.

Cinq ans après son premier opus, le groupe suédois mené par I (chant/batterie, Riot Pill), R. (basse, live pour Nordjevel) et P. (guitare/choeurs, Dödsrit, Ossaert, Shagor…) dévoile son album sophomore, sobrement intitulé Doodswens, chez Svart Records.

Des voix brumeuses nous accueillent sur Driven by Death, suivies par le mélange sombre et sans compromis du trio, profondément ancré dans une approche Old School furieuse et abrasive au sein de laquelle les hurlements de la batteuse résonnent de manière menaçante. Si certains moments sont assez planants, on notera toujours la touche infernale qui guide la violence tout en nous emportant dans son flot ravageur vers Verrot où les harmoniques tranchantes et dissonantes jouent un rôle encore plus important, décuplant cette atmosphère pesante et chaotique déjà initiée par rythmique et cris. La batterie n’hésitera pas à passer à un blast encore plus agressif pour marquer sa rage avant de faire place à The Black Flame qui nous accorde un court instant de répit avant de revenir à une touche oppressante quoique vaporeuse, s’autorisant à développer un peu plus le côté lancinant opposé aux éléments les plus vindicatifs. Le titre est un peu long, nous faisant ressentir toute sa noirceur pour mieux s’éteindre et passer la main à These Wounds Never Healed où le groupe lorgne vers le DSBM autant dans l’instrumentale que dans la détresse palpable de la complainte, aidée par quelques choeurs tout aussi saisissants. Bien qu’il soit relativement long, le morceau passe assez vite, à l’inverse de She Carries the Curse qui s’éternise à démarrer avant de nous replonger la tête la première dans son océan ténébreux aux teintes de désespoir communicatif qui ne manquera pas d’embrumer notre esprit. On passe ensuite à Devils Stone, où les musiciens renouent avec la fureur brute et les passages agressifs se multiplient naturellement, nous flagellant pour mieux nous abandonner à Vlaamse Vloek, dernier titre où on retrouve l’approche violente du Black Metal pour une dernière vague de rage avant que l’album ne prenne définitivement fin sur un larsen.

L’univers de Doodswens est à la fois marqué par des racines Black Metal glaciales, mais également assez diversifié. On peut retrouver sur Doodswens des tonalités très agressives, mais à l’inverse d’autres beaucoup plus lancinantes, et ce sont sur ces dernières que le trio est le meilleur.

80/100

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