Review 3221 : Towering – The Oblation of Man

Deuxième étape pour Towering.

Ayant célébré sa première décennie l’année passée, le groupe parisien composé de Tom J. Silver (guitare/chant, ex-Funeral Desekrator), Christnach (guitare), Mortem (batterie, Hexekration Rites, Mortis Mutilati) et Arboria (basse, Humanitas Error Est, ex-Lebenssucht) continue son chemin avec Dolorem Records pour la sortie de son deuxième album, The Oblation of Man.

Asceticism dévoile immédiatement sa dissonance sombre et brumeuse pendant que la section rythmique arrive progressivement, explosant finalement d’un seul coup avec l’arrivée des rugissements qui sonnent le véritable début de l’assaut. Les leads hypnotiques créent une touche Black/Death, mais le groupe va rapidement se réorienter vers l’agressivité pure via des vagues de violence alors que l’ombre plane toujours dans les passages plus lents, créant un contraste avec les hurlements viscéraux qui émergent de ces blocs de fureur effrénée tout comme sur To Die Once And Emerge qui développe une touche abrasive en plus de ses riffs déjà acérés. Le son reste constant, nous molestant sans aucune forme de pitié, mais un break nous permettra de reprendre temporairement notre souffle alors que les harmoniques inquiétantes sévissent toujours, mais une fois de plus c’est dans la violence que la rythmique repart, nous concédant à peine une autre respiration avant de lentement rejoindre l’épaisse et impénétrable Shattering Individuality qui s’oriente vers des tonalités imposantes. On notera tout de même les touches plus mystiques et inquiétantes dans ces blocs obscurs bardés de vociférations dévastatrices alors que The Devouring Presence nous propose une atmosphère bien plus pesante et menaçante, piochant à nouveau dans le Black Metal pour renforcer sa force de frappe déjà importante qui devient naturellement très lancinante. Le groupe enchaîne après une courte pause sur Herald Of The Black Sun, nouvelle longue composition qui reprend les éléments entêtants et ténébreux développés dans les morceaux précédents tout en garantissant une sauvagerie palpable tout en faisant durer l’oppression sonore jusqu’à ce qu’Embraced Atonement ne prenne le relai et ne nous assomme à son tour, délivrant une dernière tempête aussi furieuse que lugubre, où leads perçants rivalisent avec les cris d’outre-tombe qui peuplent les riffs incessants du combo. Et quel final vertigineux…

Si Towering proposait dans ses premières années des composition très rentre-dedans, le groupe s’est progressivement orienté vers un Death Metal plus massif, plus ténébreux et dissonant qui prend sur The Oblation of Man toute l’ampleur qu’il mérite.

85/100

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