Review 3223 : Golgotha – Hubris

Golgotha fait peau neuve.

Changement de logo pour le groupe mené par Vicente J. Paya (guitare, Bisonte, Unbounded Terror, Yskelgroth, ex-Holycide…), Andrew Spinosa (basse/chant saturé, Unbounded Terror, In War), María J. Lladó (chant clair, Bisonte), Dan Garcia (guitare, Sons of Cult) et Rafel Garcies (batterie, Vulgar Chaos), qui sort en 2026 son septième album, Hubris, via Abstract Emotions.

María est seule avec des claviers pour débuter A Simple Life, premier titre qui démarre très lentement, mais elle sera rapidement rejointe par les autres musiciens qui imposent leur rythmique massive avant qu’Andrew ne vienne lui répondre avec des hurlements déchirants. L’effet “la belle et la bête” est toujours aussi efficace dans le Doom/Death Mélodique des espagnols, la rythmique s’enflammant naturellement en accueillant des leads hypnotiques qui nous bercent jusqu’à ce que The Weight of the Weak ne vienne accélérer le pas tout en restant dans des tonalités mélancoliques parfaitement gérées. Bien que la batterie dynamise le morceau, les riffs restent assez simple, portant les deux voix vers une partie de blast plus féroce avant un dernier moment de douceur qui mène à Broken Toy, titre à l’atmosphère un peu plus pesante, rapidement confirmée par l’apparition du chant. La complainte du chant clair continue d’apaiser les esprits, mais le break inquiétant finira par le transformer, puis le solo perçant ternira le final qui nous laisse dans la tornade qu’est Empty Minds, composition suivante aux racines Death Metal violentes beaucoup plus marquées. Le titre est l’un des plus contrasté de l’album, et bien que sur certains passages, les deux racines principales sont à armes égales, on retiendra surtout la violence inattendue du début et la quiétude du final qui laissera place à l’entêtant Too Late, morceau assez majestueux qui permet aux deux vocalistes de se répondre sans empiéter l’un sur l’autre, tout en voyant le ton devenir de plus en plus grave. Les harmoniques persistantes contribuent également à ces sonorités pesantes, alors que Blind se montre de plus en plus mystérieuse tout en continuant d’exploiter la dualité intrinsèque du groupe qui n’hésite pas à briser sa rythmique pour la relancer de manière encore plus théâtrale, pavant la voie grâce à des touches saccadées vers Fire in the Shadows. On ressent encore plus cette impression de coexistence mi-naturelle, mi-forcée sur ce morceau, mais les harmoniques apportent quelques notes plus lumineuses tout comme les claviers avant que nous ne passions à Intolerance, dernier titre où le groupe intensifie ses influences Gothiques (cette voix si intense…) sans renier les autres, proposant un ultime moment de mélancolie épaisse et parfois même écrasante, combinées à de leads enivrants.

Golgotha a désormais trouvé sa vitesse de croisière, proposant sur Hubris un Doom/Death Mélodique d’excellente facture, lui permettant de mettre en lumière toute sa force maussade et sa peine contagieuse. Les amateurs du styles seront conquis dès les premières notes.

90/100

English version?

One thought on “Review 3223 : Golgotha – Hubris

Laisser un commentaireAnnuler la réponse.