
Blood Countess revient dans notre monde.
Créé en 2018 en Angleterre, le groupe mené par The Cuntess (chant), István (guitare, Arcane North, Wynter Myst, ex-Old Corpse Road…), Átok (guitare, Tyrant), Darianth (basse) et Michael Robinson (batterie) signe avec Dominance of Darkness Records pour la sortie de son deuxième album, Imperatrix Sanguinis.
Chains of Misdeed prend le temps d’un court sample terrifiant avant de déverser toute la puissance de ses influences Old School virulentes dans des riffs effrénés qui ne ralentissent que pour développer des mélodies hypnotiques pendant que la chanteuse hurle comme une véritable banshee. On retrouvera également quelques choeurs lors des passages glaciaux, mais aussi un solo torturé avant de nous conduire à Sadistic Marchioness qui prend la suite avec une approche similaire, toute aussi abrasive et furieuse que sur le morceau précédent, confirmant l’efficacité du groupe. Le voile de dissonance se développe le mieux dans la lenteur lancinante, mais la double pédale sait parfaitement comment relancer la machine tout comme sur A Humiliating Plea for the Glorification of Erotic Suffering où le blast mène la charge, proposant toutefois des tonalités bien plus mélancoliques, presque aériennes par moments. Le solo cinglant apporte une nouvelle touche de froideur, puis on trouvera une pointe de Thrash avec The Scavenger’s Daughter, le morceau suivant qui se montre bien plus acéré dans ses harmoniques omniprésentes et qui s’empresse de développer des tonalités inquiétantes lors des parties un peu plus lentes. Shackles of Sin nous autorise un nouveau sample tout droit tiré d’un film d’épouvante en guise de répit, mais pleurs et claviers viendront nous hanter avant de faire place à Purge of Trencin où la saturation et la noirceur s’embrasent d’un seul coup, nous replongeant dans la fureur habituelle alors que la basse s’autorise des envolées bien plus mélodieuses. Le titre est long, mais tout est fait pour nous tenir en haleine jusqu’à ce que Schadenfreude prenne sa place, renforçant à la fois la virulence, mais aussi l’intensité, et n’hésitant pas à inclure des hurlements d’effroi dans ses parties les plus agressives. Le contraste avec Anna Nádasdy, dernière composition, est assez marqué dès les premiers moments, laissant les tons les plus planants envahir l’atmosphère et nous hypnotiser pendant que la chanteuse fait son oeuvre, et même si certains passages sont plus sauvages, l’album se referme avec cette douceur morne, complétée par des claviers.
Le Black Metal de Blood Countess est très souvent glacial et féroce, et même si Imperatrix Sanguinis s’autorise parfois à toucher à la mélancolie et les tonalités aériennes, le son est toujours intransigeant, faisant honneur à ses racines Old School.
90/100