
Le week-end sera tout sauf reposant pour Whorehouse et Quantum Aberration !
Si les premiers fêtent la sortie de leur premier album, Echoes, le deuxième en profitent pour présenter son nouveau vocaliste. Pour l’occasion, ils investissent les Copains d’Abord, petit bar situé à Fontenay-le-Fleury, dans le 78, dont la scène est à l’intérieur même de la salle, à quelques centimètres des premières tables. Difficile de faire plus intimiste, malgré le muret qui nous sépare des musiciens !
On démarre donc tout en technicité avec Quantum Aberration, trio francilien (car non, je ne compte pas leur alien préposé aux samples et à la batterie) qui propose un show violent à l’image de leurs influences, mêlant touches Old School avec une virulence assumée. Si Romain (guitare) et Pierre (basse) restent sur leurs positions, headbanguant par moments, on note que Thomas (chant) prend très à coeur son rôle de fontman, et harangue facilement en lâchant “Copains d’Abord, vous êtes prêts ?” entre deux hurlements sauvages. Moi qui connaît le groupe depuis ses débuts, je perçois l’évolution des parties vocales, qui poussent parfois un peu plus dans les aigus, notamment pour les deux reprises, Crystal Mountain de Death et Blindead by Fear d’At the Gates (bel hommage, vu que le dernier album du groupe vient de sortir), qu’ils insèrent facilement entre leurs compositions déjà brutales. Seul bémol : le set reste un peu court, et personne n’aurait dit non à une dizaine de minutes supplémentaires, au vu des acclamations !
Setlist : Worship My Agony – Corrosive Mentality – Crystal Mountain (Death cover) – Shadow Of Evil – Call Of The Void – Rotten Flesh – Chainsaw Butchered – Blinded by Fear (At the Gates cover)
Changement total de décor pour Whorehouse, projet des frères Nicolas (chant/percussions/guitare) et Elliot Pons (chant/percussions) qui commence assez doucement : malgré la présence de masques, costumes et toms dédiés aux percussions, la bande-son est largement sous-mixée pour les deux premiers morceaux. Mais le problème est vite réglé, et les deux vocalistes vont se relayer pour rugir, percussionner comme s’ils étaient sur les plus grandes scènes, bouger, tendre le micro, motiver la fosse et enchaîner leurs compositions aux influences de l’Iowa. On notera également la présence d’une guitare qu’utilisera Nicolas pour placer quelques leads, rendant le show un peu plus organique, et si le duo excelle dans l’alternance des hurlements, passant d’un growl typé Deathcore à quelques parties de pig squeal aux racines Grind inattendues, le chant clair semble un peu faiblard. J’aurais également apprécié les voir accompagnés de quelques musiciens, que ce soit bassiste ou batteur qui leur aurait permis de rendre plus vivant le concert, mais le public apprécie sans mal la performance, et le groupe, généreux, nous offrira non pas un, ni deux, mais trois (A Thousand Miles de Vanessa Carlton ?!) puis enfin quatre “dernier morceau”, dont leur dernier titre sorti, SLIPKNOT IS NXT NÜ METAL (alors que, soyons honnêtes : c’est clairement du Nü Metal). Et les applaudissements seront également de mise pour le duo.
Setlist : THE BEGINNING – HATE – CULT (sur bande) – WE’RE ALL GONNA DIE – MY NEUROSIS – NEVER FORGET (THE FUNERAL MARCH) – EX-PEN – THE WOMAN IN BLVCK – PROGRESS – THE APOCALYPSE – THE END (WAKE ME UP) – CAN’T STOP – Time Travel (Cyado cover) – A Thousand Miles (Vanessa Carlton cover) – SLIPKNOT IS NOT NÜ METAL – HYPOCRITE – TRUST
La nuit est déjà bien installée lorsque les groupes remballent leur matériel, mais on sent que les deux performances ont été intenses ! Que ce soit le Death Technique ultra-carré de Quantum Aberration ou le Metalcore Slipknotien un peu sauvage de Whorehouse, il y en avait pour tous les goûts aux Copains d’Abord !