Review 3243 : IATT – Etheric Realms of the Night

IATT revient conquérir notre esprit.

Quatre ans ont passé depuis son dernier album, mais le groupe signé chez Black Lion Records composé de Jay Briscoe (chant/basse), Alec Pezzano (guitare/orchestrations), Joe Cantamessa (guitare, Remnants of Winter) et Paul Cole (batterie) revient avec son quatrième album, Etheric Realms of the Night.

Les américains ont bénéficié de l’aide de Didier Malherbe (flûte) et Benjamin “Valcek” Karas (violon, Slaughtersun, Windfaerer).

Drift Away commence par nous hypnotiser, que ce soit avec le cliquetis de l’horloge ou son introduction mélancolique complétée par une voix samplée, puis la saturation apparaît, rendant le morceau bien plus agressif avant même l’arrivée des hurlements. On retrouvera tout de même la touche mélancolique dans les instruments additionnels, mais le groupe nous surprendra avec des touches Prog plus joyeuses et travaillées alors que les derniers moments intenses nous abandonnent finalement sur To Lie Beneath, plus longue composition de l’album où les musiciens alignent les changements de rythme. La flûte n’est pas en reste, apportant cette touche de folie de temps à autre, mais on pourra aussi la retrouver dans les claviers ou même au sein des riffs les plus étranges et avant gardistes avant de profiter d’une outro mélancolique qui mène à Somniphobia, titre mélodieux mais abrasif où le contraste est encore plus important. Certains passages sont purement agressifs et à peine contrebalancés par les orchestrations, alors que d’autres sont bien plus simples, laissant claviers et hurlements mener la danse vers Pavor Nocturnus, qui nous accorde un temps de répit avec sa douce introduction pour mieux nous surprendre avec ses passages les plus complexes. On retrouvera même une touche de Jazz pour annoncer le ton plus effrayant, tel un cauchemar qui redémarre en boucle jusqu’à ce que Quietus ne nous en libère, nous plongeant à son tour dans son angoisse quasi-permanente, mais une fois de plus le titre change, et le break ne tardera pas à nous délivrer pour placer des influences Folk aériennes qui déteindront sur la reprise de la saturation. Les vagues d’agressivité se suivent puis s’arrêtent pour faire place à Walk Amongst et son introduction vaporeuse mais oppressante qui donnera naissance à un son pesant au possible qui, même lors des passages calmes, restent en tête, accueillant choeurs mystérieux avant de sombrer de nouveau dans une folie agressive. La seconde moitié du titre alterne entre violence et Jazz, mais les deux univers se rejoignent sur un point d’orgue avant qu’Hypnos ne vienne mettre un terme à l’album, délivrant une magnifique instrumentale au piano à peine effacée par une voix samplée qui lui donnera un ton tragique quelques secondes avant sa fin.

Si avec son précédent album, IATT s’était orienté vers un son très influencé par le Metal Progressif poussé à l’extrême, Etheric Realms of the Night s’autorise encore plus de libertés et osant même des touches de Jazz pour contrebalancer la violence brute mais mélodieuse.

80/100

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