Review 3251 : Inthraced – Constellation Zero

2026 est l’année de la résurrection pour Inthraced.

Connu d’abord sous le nom Instinct pendant cinq années, puis sortant un EP en 2012 et 2014, le groupe est resté relativement discret. Un single en 2019, puis le groupe aujourd’hui mené par Tommi Takkunen (guitare/chant), Antti Ikonen (batterie), Eetu Kovapohja (basse, Foredoomed) et Mirko Byman (guitare, Nibiru Ordeal) signe chez Inverse Records pour présenter son premier album, Constellation Zero.

Le groupe attaque directement avec The Revenant, premier titre qui mélange influences Death Mélodiques, éléments modernes et claviers majestueux, créant un hybride agressif mais prenant avant même que le chant n’arrive, renforçant le côté hargneux déjà bien en place. On ressent tout de même une certaine froideur grâce aux samples, et les leads viennent nous lacérer avant de passer à Neon Frontiers, composition qui renforce les tons cosmiques qui collent parfaitement à cette pochette futuriste, mais on constate aussi que les hurlements sont parfois complétés par un peu de chant clair, donnant une touche Power Metal épique typiquement finlandaise. Le titre laisse finalement place à The Black Star qui prend la suite avec la même fureur que précédemment, ajoutant volontiers quelques harmoniques entêtantes à une base déjà très accrocheuse et parfois même saccadée, et on découvre enfin notre premier vrai moment de répit avec l’introduction apaisante de Darkest Chest, qui conserve tout de même quelques tonalités martiales. Comme on s’en doutait, les riffs ne tarderont pas à venir renforcer les mélodies, qui prennent une fois de plus des airs de chevauchée furieuse rythmée par la double pédale, et qui ne freine que pour rejoindre Constellation Zero, le titre éponyme qui part lui sur les chapeaux de roues et nous emporte dans son sillon. Le morceau est le plus long de l’album, et compte sur sa durée pour proposer de belles accélérations furieuses, mais aussi un long break bien plus aérien qui repart finalement sur des tonalités guerrières féroces et assumées avant un final plus doux, rejoignant The Way Of The Voice. Le morceau démarre lui aussi dans la quiétude, mais on la sent de courte durée, et l’explosion qui suit nous le confirme, nous donnant de furieuses envies de headbang pendant que la rythmique fulmine entre les claviers, notamment sur le final qui débouche sur Lost Divinity, dernière composition elle aussi très longue qui va piocher dans toutes les influences du groupe pour nous offrir une excellente diversité, mais aussi cette fin en apothéose.

Son parcours a été semé d’embûches, mais Inthraced a finalement su s’imposer avec Constellation Zero, un premier album déjà très abouti et qui témoigne d’une grande maturité musicale. N’espérer pas ressortir de l’aventure sans avoir déjà l’envie d’y retourner.

85/100

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