
The Ghoulstars débarquent sur Terre.
Créé en Finlande par Markus « Daddy Ghoul » Laakso (guitare, Chaosweaver, ex-Kuolemanlaakso), Toni « Ghoulio » Ronkainen (batterie, ex-Kuolemanlaakso), Arthur « LL Ghoul A » Thure (chant, Thermate) et Markus « Hella Ghoul » Makkonen (basse, Sadistik Forest, ex-Hooded Menace), le groupe signe immédiatement chez Season of Mist pour la sortie de son premier album, The Dark Overlords of the Universe.
Le groupe a été aidé par Mathias « Vreth » Lillmåns (…and Oceans, Finntroll…) pour les chœurs hurlés.
On attaque avec l’enjouée Too Ghoul for School, un premier titre enjoué qui annonce la couleur avec un jeu de mots digne des meilleurs films de série Z où l’on se rend compte d’à quel point le morceau est accrocheur, malgré ma personnelle réticence au Punk et à ses dérivés. Les riffs sont simples mais efficace, les parties vocales donnent presque envie de chanter, les quelques samples aidant à rythmer le titre avant de passer à The Dead in Purgatory qui reprend l’atmosphère légère et un peu horrifique des films d’horreur des années 70/80, tout en laissant une certaine liberté au groupe. On perçoit même quelques influences Glam (autre que dans les costumes), alors que Zombie Apocalypse, plus courte, est bien plus directe, profitant d’une rythmique vive et elle aussi entraînante pour placer quelques passages plus agressifs. The Dark Overlords of the Universe repart sur des tons plus doux et quelques leads, accueillant Tommi « Tuple » Salmela (Tarot, Raskasta Joulua, Lazy Bones) aux choeurs, pour laisser le groupe revenir à des sonorités accessibles tout en restant accroché aux éléments mi-sinistres mi-guillerets avant de faire place à The Brain That Wouldn’t Die où groove et lourdeur se rencontrent, avec par moments une approche assez familière. On passe assez vite à Graverobbers from Outer Space qui renoue avec une joie de vivre assez évidente et qui fera sans aucun doute des ravages sur scène, avec notamment ce passage bien plus virulent à la double pédale qui finira par mener à The Wolfman, composition aux riffs directs mais toujours entêtants qui permettront d’haranguer une foule captivée par l’univers des musiciens. Contrairement à son nom, The Ballad of the Cursed Bandits est tout sauf reposante, car la composition la plus courte fait partie des plus rapides de l’album, à l’inverse de Vampire qui s’autorise à placer des parties plus étranges mais aussi des accélérations furieuses. Là encore, le titre passe plutôt vite, et rejoint déjà le dernier morceau, They Dance Upon Our Graves qui s’offre des influences Doom pesantes et mystérieuses, en profitant par la même occasion pour alourdir quelques passages, et nous offrir le titre le plus contrasté pour refermer l’album.
J’ai toujours détesté le Punk au sens large, mais j’ai été agréablement surpris par The Ghoulstars ! Aucune vraie révolution sur The Dark Overlords of the Universe, mais les titres passent bien, et seront sans aucun doute encore plus efficaces sur scène !
75/100