Review 3260 : Goholor – Locus Damnatorum

Goholor aura mis dix ans à revenir.

Venu de Slovaquie, le groupe a sorti son seul EP en 2016, mais Anton (chant), Demo (guitare/chant, Dimonsium Chaotic), Erik (basse) et Pio (batterie, Dimonsium Chaotic) signe cette année chez Personal Records pour Locus Damnatorum, son premier album.

Demonical Redemption frappe fort avec une rythmique dévastatrice dès la première seconde, et l’ajout des rugissements bestiaux ne fait que renforcer la violence de la déferlante, qui s’appuie également sur une touche sombre et mélodieuse. Les deux vocalistes se répondent habilement, mais la rythmique n’hésite pas à s’aérer avec quelques passages plus digestes pour repartir de plus belle, comme sur la partie lead finale qui mène à Black Rising Suffering et ses accents plus majestueux tout en restant ancré dans la violence. Les harmoniques participent à magnifier la rage du blast, créant un contraste intéressant que l’on retrouve également dans les hurlements intenses avant d’enchaîner sans attendre sur Divine Blood Invocation qui part sur une approche similaire, tout en appuyant les touches de folie pour créer des riffs explosifs et imprévisibles sans empiéter sur la fureur brute. Le morceau proposera également des moments plus pesants sans forcément ralentir sa marche, alors que Last Groan Devoured by Death nous accorde un moment de répit avec sa douce introduction, rapidement brisée par le retour de l’épaisse saturation au service d’une lenteur qui rend le mélange massif avant de le faire légèrement accélérer pour retrouver les touches de sauvagerie par vagues. L’alternance des parties vocales est également parfaitement gérée, proposant une tension constante jusqu’à ce qu’Ominous Delusion ne prenne le relai, tissant à bonne allure sa propre noirceur truffée de ces harmoniques criardes qui lui confèrent un côté infernal addictif. Le manège se poursuit jusqu’à un ralentissement inattendu, mais le solo viendra terminer le travail avant de nous laisser aux mains d’Embraced by Demons Spell, composition suivante qui nous accorde un temps de flottement pour mieux nous surprendre avec son embrasement dévastateur, et malgré les quelques pauses, le titre est incroyablement efficace ! Alors que l’on croyait la déferlante terminée, Nihilistic Torments vient nous assommer avec le même concept d’avalanche de violence ténébreuse, refermant ainsi l’album de manière encore plus bestiale qu’il n’a commencé.

Le silence a été bénéfique pour Goholor, et bien que le groupe ait été presque oublié de la scène, son retour est fracassant ! Locus Damnatorum rivalise sans aucun problème avec les pointures du Black/Death tant ses riffs sont virulents !

90/100

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