Review 3264 : Elvenking – Rites of Disclosure

Elvenking entame une nouvelle aventure.

Après la sortie du troisième opus de son ambitieuse trilogie, le groupe ne s’est absolument pas reposé sur ses lauriers ! Aydan (guitare/chant/claviers), Damna (chant, Hell in the Club), Lethien (violon), Symohn (batterie), Jakob (basse, Moonlight Haze) et HeadMatt (guitare, Chaos Factory) relancent la machine et sortent leur nouvel EP, Rites of Disclosure, en partenariat avec Reaper Entertainment.

Deux anciens membres du groupe, Lancs (batterie, ex-Hell in the Club, ex-Lione / Conti) et Rafahel (guitare, Garden Wall, Burnin’ Dolls) ont également participé à l’enregistrement de deux morceaux.

On attaque la première partie avec Blizzards of Anger, première composition qui nous remet immédiatement dans l’univers enchanté mais parfois un peu agressif du groupe, que ce soit côté riffs ou rugissements qui complètent parfaitement le chant clair plus accueillant. Les claviers adoucissent également à leur façon la rythmique, mais le solo vient dynamiser à nouveau le mélange, puis on ralentit pour retrouver Rite Of Passage, titre plus entêtant qui profite de ses influences Power énergiques pour imposer une cadence accrocheuse au possible sans renier ses éléments mélodieux ou au contraire plus sombres. Le morceau s’écoute facilement mais passe à une base Folk bien plus présente pour The Past Is Forever, titre à l’instrumentale presque trop joyeuse pour la mélancolie qu’il évoque et traduit par des harmoniques aériennes qui prennent naturellement part à la fête. Le groupe accueille ensuite Jonny Maudling (Kull, ex-Bal-Sagoth) aux claviers sur The Moon and Magic, morceau assez solennel qui profite de certains éléments éthérés pour créer à lui seul une diversité intéressante et un break entêtant avant de passer à la plus courte Ethel, composition acoustique qui propose une base purement Folk, un chant motivant et quelques notes plus perçantes tout en restant sur une base joyeuse.

Pour la deuxième partie de l’EP, le groupe s’oriente sur des reprises, et la première d’entre elle est Arrival, empruntée à King Diamond et dont le groupe conserve parfaitement l’angoisse lugubre tout en lui donnant ce côté enivrant, osant même les parties les plus hautes du King qui passent avec brio, tout comme les solos travaillés d’Andy La Rocque et Michael Denner. On enchaîne avec la toute aussi complexe No Prayer for the Dying, reprise d’Iron Maiden certes plus lente mais toute aussi intense, notamment côté chant qui est parfaitement exécuté également, et qui a sans aucun doute donné du fil à retordre au vocaliste, mais aussi aux guitaristes ! Children Of Decadence de Children of Bodom viendra réveiller l’agressivité latente qui avait été mise de côté avec les deux titres précédents et qui laisse le frontman rugir pendant que ses camarades se déchaînent pour mieux continuer dans la douceur avec Man of Iron de Bathory, l’occasion de faire une pause acoustique simple, mais émouvante et planante. Retour aux racines Folk avec Salt on the Earth (Another Man’s Poison), titre des anglais de Skyclad, qui permet de retrouver la touche énergique grâce aux riffs saccadés et ses nombreux changement de rythme, puis c’est avec non pas un, mais deux invités de renom – Snowy Shaw (batterie, ex-Dream Evil, ex-Dimmu Borgir, ex-King Diamond, ex-Mercyful Fate, ex-Notre Dame…) et Tony « Demolition Man » Dolan (chant/basse, Venom Inc., ex-M:Pire of Evil, ex-Venom…) – que le groupe referme son EP sur Prime Evil, titre de de Venom, qu’il respecte autant qu’il s’approprie, proposant ainsi une réinterprétation vivante et intéressante.

Si on aurait pu penser qu’Elvenking allait prendre un peu de repos après une telle aventure, Rites of Disclosure nous prouve le contraire ! Il n’y a certes que cinq nouveaux morceaux, mais les reprises sont également parfaites pour continuer dans l’univers du groupe !

80/100

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