Review 3285 : Evergrey – Architects Of A New Weave

Il y a du changement chez Evergrey.

La sortie de leur quinzième album chez Napalm Records, Architects Of A New Weave, est l’occasion pour Tom S. Englund (guitare/chant, Redemption, Silent Skies), Rikard Zander (claviers, ex-Death Destruction) et Johan Niemann (basse, Burying Angels, ex-Mind’s Eye, ex-Therion) d’officialiser l’arrivée de Simen Sandnes (batterie, Temic, Shining), tout en présentant Stephen Platt (guitare, Collibus, Scar Symmetry, live pour Devin Townsend).

Henrik Danhage (guitare, Death Destruction) a tout de même composé mais pas enregistré avant son départ.

C’est avec une voix que Welcome To The Pattern démarre l’album, présentant avec un ton mystérieux le concept avant que la rythmique saccadée de The Shadow Self ne prenne le relai, bientôt rejointe par la voix de Tom qui accompagne les riffs, chevauchant ces accélérations intenses. Difficile de ne pas ressentir toute la mélancolie même lors des passages les plus agressifs, tout comme sur le titre éponyme Architects of the New Weave qui place tout de même des touches énergiques et accrocheuses, créant un contraste enivrant, notamment sur les refrains. Le son devient encore plus lourd avec The World Is on Fire, affichant une noirceur encore plus pesante qu’à l’accoutumée qui s’exprime surtout du côté de l’instrumentale malgré quelques touches d’espoir, mais aussi dans la voix parfois presque fébrile du chanteur. Heaven retrouve l’entrain du Power Metal et les touches mélodieuses enivrantes qui contrebalancent à nouveau l’évidente tristesse sous-jacente, puis ce sont des influences Heavy qui se greffent au solo avant de nous précipiter vers The Script, composition plus imposante et à nouveau plus sombre. La lenteur de certains passages permet aux musiciens d’exploiter les tons naturellement lancinants, puis Leaving the Emptiness revient à des touches plus enjouées, faisant du titre l’un des plus fédérateurs et susceptible de rejoindre les futures setlists, comme il l’a fait lors des dates sud-américaines du groupe alors qu’il n’était même pas encore sorti. Longing démarre de manière un peu plus solennelle et dépouillée, proposant seulement claviers, chant et batterie, mais le morceau va finalement se dynamiser par vagues pour finalement rejoindre A Burning Flame, titre lui aussi à mi-chemin entre mélancolie et touches chaleureuses où le groupe accueille la voix de Mikael Stanne (Dark Tranquillity, The Halo Effect, Grand Cadaver, Cemetery Skyline…). Le duo nous envoûte sans mal pendant que l’instrumentale serpente entre ses différentes racines, puis les riffs reprennent du poil de la bête sur Call Off Your Lions, usant de quelques accélérations et parties plus lourdes pour nous imposer un rythme accrocheur pour rejoindre Chains Of Shame après un moment de relâche, suivi par un embrasement inattendu infusé d’une énergie communicative. La vivacité fera finalement place à des tons plus lents et brumeux sur The Prophecy, morceau lui aussi plus minimaliste par moments qui met l’accent sur la voix de Tom qui porte littéralement le morceau jusqu’à son point d’orgue majestueux avant de finalement s’éteindre.

Evergrey a toujours su résonner en moi au travers de ses albums, et bien que le groupe ait déjà depuis un moment trouvé sa vitesse de croisière, Architects Of A New Weave a réussi à me surprendre. Le groupe continue son ascension, et entre tout doucement dans la légende.

95/100

English version?

Quelques questions à Johan Niemann, bassiste d’Evergrey, à propos de la sortie du nouvel album du groupe, Architects of a New Weave.

Bonjour Johan, et tout d’abord, merci de prendre le temps de m’accorder cet entretien. Comment vas-tu ?
Johan Niemann (basse) : Plutôt bien. Je suis très occupé. Il y a beaucoup à faire et de nombreux préparatifs pour cet été.

Ma première question est donc la suivante : comment décrirais-tu la musique d’Evergrey sans utiliser les termes “Metal Progressif”, “Power Metal” ou tout autre sous-genre ?
Johan : Je dirais qu’elle est guidée par les émotions, un peu mélancolique, avec des touches de positivité.

C’est une excellente description ! Même si tu n’as pas participé au choix du nom du groupe, comment fais-tu le lien entre le nom Evergrey et la musique que vous jouez, et est-ce que sa signification a évolué avec le temps ?
Johan : Je comprends un peu d’où ils l’ont tiré. Ça a été le cas, au moins dans le passé, mais c’est toujours vrai aujourd’hui. Pourtant, le contenu des paroles n’est pas vraiment… Comment dire, il ne se concentre pas vraiment sur les choses les plus positives ; beaucoup de chansons parlent des luttes intérieures que tout le monde connaît. N’importe quelle personne normale est confrontée à des insécurités, des peurs ou, tu sais, des sentiments de désespoir et tout ce genre de choses. Il suffit d’allumer les infos pour perdre espoir assez rapidement, et c’est quelque chose que Tom sait très bien décrire, je trouve. Il a vraiment le don des mots, il arrive à les formuler de manière à ce que beaucoup de gens puissent s’y identifier.

Je suis tout à fait d’accord. Evergrey sortira bientôt son 15e album intitulé Architects of a New Weave. Qu’en penses-tu ?
Johann : Je trouve ça génial, on en est très, très contents, et c’est difficile de savoir à quoi va ressembler l’album ou ce qu’il va donner quand on l’écrit, parce qu’on écrit simplement en essayant de se faire plaisir, à nous et aux autres, et on essaie juste d’écrire les meilleures chansons possibles à ce moment-là. Et ce n’est qu’une fois l’album mixé et que nous recevons les mixages finaux, dans ce cas-ci par Adam “Nolly” Getgood, qu’on peut se dire : “Oh d’accord, c’est ce genre d’album, très bien”. Quand on reçoit les mixages finaux, c’est presque comme si c’était un nouvel album, même si on y a travaillé pendant des mois et des mois, mais j’ai enfin l’occasion d’entendre le résultat final.

Alors, comment résumerais-tu Architects of a New Weave en seulement 3 mots ?
Johan : Lourd. Nouveau et… doux.

Architects of a New Weave sort à peine deux ans après le précédent album, et c’est le premier sur lequel on retrouve le nouveau batteur, Simen Sandnes. Qu’est-ce que ça fait de composer avec quelqu’un de nouveau ? As-tu remarqué des changements dans le processus de composition ?
Johann : C’est un batteur complètement différent de Jonas (Jonas Ekdahl, ndlr). Pour moi, la plus grande force de Jonas, en tant que musicien, c’est qu’il est plutôt un producteur qui joue de la batterie : il est très impliqué dans l’écriture des morceaux, les arrangements et tout ça, et il se trouve juste qu’il joue de la batterie. Et Simen est avant tout un batteur. Il sait aussi jouer du clavier et tout ça, c’est différent : avant, j’écrivais peut-être des morceaux plus simples. Peut-être pas aussi complexes, et sur cet album, le simple fait de savoir qu’il pouvait jouer n’importe quoi, c’est un sentiment très libérateur. Ce n’est pas que les morceaux soient extrêmement compliqués, ils ne le sont pas, mais juste le fait de savoir que… “sur ce passage-là, il pourrait vraiment l’amener ailleurs”, et c’est agréable de pouvoir compter sur cet atout dans sa boîte à outils, c’est certain.

Tu penses donc que tu t’es amélioré en tant que compositeur ?
Johann : Ouais, je dirais que oui, et je pense qu’il fait de moi un meilleur bassiste aussi. Je suis vraiment très content.

C’est génial. Je suis bassiste moi aussi, donc je comprends tout à fait !
Johann : Et puis évidemment, chaque fois qu’un groupe change de batteur, c’est un gros changement. Et selon le groupe qui change de batteur, c’est plus ou moins important, mais c’est quand même comme si tout le monde jouait de la batterie et… C’est un élément très important dans n’importe quel groupe. Je veux dire, imagine que tu retires Lars Ulrich de Metallica et que tu mettes n’importe qui d’autre… Comme Dave Grohl, c’est un groupe complètement différent, parce que personne ne sonne comme Lars, et il est en grande partie responsable du son de Metallica.

Ouais, la batterie, c’est la base !
Johann : Ouais, un groupe différent.

Le son d’Evergrey est bien sûr ancré dans le Metal Progressif et le Power Metal, mais comme tu l’as dit, avec une touche très mélancolique. Y a-t-il des groupes que tu pourrais citer comme influences, qui t’inspirent pour créer ta musique ?
Johann : Des influences d’autrefois ou d’aujourd’hui ?

De la musique que tu écoutes, tout !
Johann : On a des points communs, prends un groupe comme Katatonia, par exemple. Je trouve qu’il y a beaucoup de similitudes entre Katatonia et nous. On ne sonne pas pareil, évidemment, mais il y a cette mélancolie, beaucoup de tonalités mineures. Les morceaux ne sont pas très entraînants ni joyeux, donc oui, Katatonia. Évidemment, Iron Maiden reste une énorme influence pour nous et le restera toujours. Les vieux albums de Queensrÿche ont aussi une influence énorme. Dream Theater, bien sûr, on ne sonne pas du tout comme Dream Theater, je pense, mais leur influence sur ce genre dont on fait partie, le Rock Progressif et le Metal Progressif, est sans aucun doute énorme. Donc ils sont importants.

Tu as peut-être une chanson préférée sur le nouvel album ?
Johann : Ça change à chaque fois que je l’écoute, mais il y a une chanson intitulée The Script que j’aime vraiment beaucoup, parce qu’elle dégage une ambiance vraiment intense, et je ne parle pas d’intensité au sens du Heavy Metal, même si c’est un peu ça aussi, mais c’est juste cette sensation… Oh mon Dieu. Cette sensation, j’adore ça !

Ouais, c’est comme une prise de conscience ?
Johann : Ouais.

Evergrey a toujours eu des morceaux contrastés entre énergie et mélancolie ; en ce moment, pour moi, ce sont les morceaux Leaving the Emptiness et Chains of Shame, qui me rappellent un mot portugais, “saudade”. Tu connais peut-être ce mot ?
Johann : Non !
C’est comme un état émotionnel de mélancolie ou de nostalgie pour quelqu’un ou quelque chose d’aimé mais absent. C’est comme une mélancolie peut-être joyeuse, si je peux dire !
Johann : Ouais, je suis d’accord avec ça. Leaving the Emptiness est une chanson très différente pour nous. Elle est presque joyeuse, au moins le riff principal est en majeur, ce qu’on ne fait pas d’habitude. Et ça pose problème à certaines personnes : elles veulent que leur groupe préféré reste fidèle à un certain style, et je comprends ça, mais parfois les groupes doivent essayer des choses différentes, et puis voilà le truc ! Si tu écoutes juste la musique, ça a peut-être l’air entraînant, mais les paroles ne sont pas très joyeuses, elles parlent de laisser derrière soi ses galères, ou du moins de les aborder différemment. On ne peut pas fuir ses démons, on peut seulement avoir une relation différente avec eux.

Il y a un invité sur le morceau A Burning Flame : Mikael Stanne, de Dark Tranquility et de nombreux autres projets. Comment cette collaboration s’est-elle mise en place ?
Johann : On est de grands fans de lui. C’est évidemment un chanteur incroyable, et c’est un ami du groupe – on est très heureux de le dire –, c’est un type formidable. Il nous apprécie ; quand on joue à Göteborg, il est généralement dans la foule avec tout le monde, ce qui est vraiment cool. Mais quand l’album Cemetery Skyline est sorti, j’ai été stupéfait d’entendre ce dont il était capable, qu’il pouvait réellement chanter comme ça. Et j’adore cet album, on l’adore tous. Du coup, quand il a fallu parler d’un éventuel chanteur invité sur l’un des morceaux, son nom est sorti assez vite, et sur ce morceau-là parce qu’on s’est dit qu’il avait un peu cette ambiance, en tout cas pour moi, ce genre de… Pas gothique, mais il a une certaine ambiance que je sens qu’il mettrait vraiment en valeur, ce qu’il a fait, et on est extrêmement contents du résultat.

Alors il a accepté assez vite aussi ?
Johann : Ouais, il était genre : “Ouais, ouais, ouais !”. Mais ça a été dur de trouver du temps pour ça parce qu’il est tout le temps en tournée avec tous ses groupes, il n’est jamais chez lui, mais on a réussi à trouver quelques jours où il est allé chez Tom et ils ont enregistré les voix là-bas.

Il y a quelques semaines, Evergrey a officiellement accueilli un nouveau guitariste, Stefan Platt. Comment avez-vous géré ce changement de line-up juste avant la sortie de l’album ?
Johann : Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain. Ça se profilait depuis un moment. Henrik (Henrik Danhage, ndlr) a en quelque sorte décidé qu’il n’avait plus vraiment envie de continuer. Et ça s’est passé pendant l’enregistrement, pendant l’écriture et l’enregistrement de cet album.

Donc il a quand même participé à l’enregistrement de l’album ?
Johann : Non, Henrik n’est pas sur l’album, c’est Tom et moi qui jouons toutes les parties de guitare. Donc, quand est venu le moment de faire ça, la tournée avec Katatonia, on avait avant tout besoin d’un guitariste de tournée parce qu’on ne savait pas vraiment où on en était avec Henrik, s’il voulait revenir ou s’il voulait juste faire une pause ou autre. J’ai donc trouvé Stephen sur Instagram, on joue tous les deux sur des guitares Solar, et j’ai vu quelques vidéos de lui, je me suis dit “putain, ce type sait jouer” ! Et il avait l’air d’être un type vraiment sympa, il joue aussi dans Scar Symmetry, et je connais Par, le guitariste, alors je lui ai demandé s’ils avaient des projets pour cette période. Et il m’a répondu : “Non, pas vraiment”. Je lui ai demandé comment était Stephen en tant que personne, parce que c’est ce qui compte le plus. N’importe qui peut jouer, mais l’important, c’est quand on est en tournée et qu’on vit aussi près les uns des autres 24 heures sur 24 pendant 7 semaines… Mais c’est le mec le plus génial qui soit, c’est pour ça que je lui ai demandé : “Ça te dirait de partir en tournée avec nous en tant que remplaçant ?”, au moins pour commencer, en attendant de voir comment ça se passe. Et tout s’est très bien passé. C’est un type super cool, un excellent guitariste. Et quand il est devenu évident qu’Henrik ne reviendrait pas, tout fonctionnait bien, alors on lui a simplement demandé s’il voulait nous rejoindre, ce qu’il a accepté. On en est donc très contents.

Evergrey a beaucoup tourné ces dernières années. Comment vous préparez-vous pour chaque tournée et comment établissez-vous la setlist ?
Johann : Oh, la setlist, c’est toujours difficile, parce qu’à chaque album que tu fais, tu as plus de chansons parmi lesquelles choisir. Et c’est un problème agréable à avoir ! Mais c’est aussi de plus en plus difficile parce que certains fans veulent entendre les vieux morceaux. Ce que je comprends. Mais on a gagné beaucoup de nouveaux fans, qui n’ont entendu que les, je ne sais pas, 4 ou 5 derniers albums, peut-être, et qui n’ont pas ce lien avec les anciens morceaux. Et tu sais, la majorité des gens semblent vouloir entendre les nouveaux morceaux et sont impatients de découvrir de nouvelles musiques, ce qui nous convient très bien parce qu’on aime jouer ces nouvelles chansons, car elles sont nouvelles pour nous et on les trouve géniales, et c’est marrant de jouer de nouveaux morceaux ! Mais oui, c’est difficile. Mais Rikard (Rikard Zander, ndlr), notre claviériste, s’implique beaucoup dans les setlists, il est très doué pour ça. Ce n’est pas qu’il décide tout seul, mais il apporte de très bonnes suggestions et on peaufine un peu le tout, mais c’est cool. On répète tous chez nous, puis on se retrouve en salle de répétition pendant un, deux ou trois jours. Et ça suffit généralement.

Le groupe a beaucoup joué en France, que ce soit en première partie de Katatonia la dernière fois, ou lors de concerts en tête d’affiche, et au Hellfest. Avez-vous des souvenirs particuliers de vos concerts en France ?
Johann : Comme tu l’as dit, on y est allés plusieurs fois, on a joué au Sonisphere, à Amnéville. C’était quand déjà, en 2014, peut-être quelque chose comme ça ? (2011, ndlr) C’était il y a longtemps, mais c’était incroyable, il y avait une foule immense et on a joué le premier jour, puis évidemment le deuxième jour avec le Big Four (Metallica, Slayer, Megadeth, Anthrax, ndlr) et c’était incroyable. C’était vraiment cool, et puis, je veux dire, lors de la dernière tournée, on a joué dans cette salle à Paris dont je ne me souviens plus du nom…

Je crois que c’est le Trabendo !
Johann : Ça pourrait bien être ça, ça pourrait bien être ça ! Un endroit vraiment cool, très sympa, un public incroyable. Paris est d’habitude très, très bien, mais là c’était différent, c’était dingue. Vraiment

J’ai aussi vu que vous aviez donné beaucoup de concerts dans des festivals cet été, certains en première partie d’Iron Maiden, d’autres en première partie de Decapitated, puis votre tournée australienne a été reportée à octobre, mais qu’est-ce qui attend le camp Evergrey après tout ça ?
Johann : On a cet été, puis on part aux États-Unis avec Hammerfall. En août, septembre, je pense quelque part par là, et après ça, je ne sais pas, il y a juste plein de choses en suspens, mais oui, le truc en Australie est censé avoir lieu. On va probablement commencer une tournée européenne avant la fin de l’année, mais je pense qu’on commencera par la Scandinavie. Donc on fera la Scandinavie avant la fin de l’année, puis l’année prochaine, en février, on commencera peut-être la tournée européenne.

Super ! Tu as peut-être entendu parler de la scène Metal française ? Y a-t-il des groupes que tu connais et que tu aimes ?
Johann : Fractal Universe, ils ont assuré la première partie de notre tournée. C’était il y a deux ans, non ? Ils sont incroyables. Je les adore. Deux de ces gars font maintenant partie d’Obscura, je crois, un groupe génial lui aussi. Quoi d’autre ? Il y a tellement de bons groupes… Alcest, ils sont français, non ? Ils sont vraiment cool aussi, je les aime bien. J’ai un trou de mémoire, mais oui, il y a de bons groupes.

On arrive donc à la fin de l’interview. J’ai deux questions sympas. La première : y a-t-il des groupes avec lesquels tu aimerais jouer ? Et je te laisse créer ton affiche de rêve avec Evergrey en tête d’affiche et trois autres groupes, et tu peux aussi donner des réponses irréalistes.
Johann : Des réponses irréalistes. OK. On est en tête d’affiche, donc je veux que Metallica fasse la première partie. Ensuite… Non, je veux que King Crimson fasse la première partie, puis Metallica et Iron Maiden, et ensuite nous !

D’accord, c’est une super affiche !
Johann : Ouais, c’est vrai. Je pense que ça marchera.

Tout à fait d’accord ! Alors, une autre question amusante : y a-t-il un plat auquel tu aimerais comparer la musique d’Evergrey ?
Johann : Oh, on ne m’a jamais posé cette question auparavant ! Peut-être pas un plat en particulier, mais plutôt un buffet où il y a plein de choses différentes et où il y en a pour tous les goûts !

D’accord, je suis d’accord. C’était donc ma dernière question. Merci beaucoup pour ton temps, et le mot de la fin t’appartient !
Johann : Oh, merci. Je tiens juste à remercier les fans français pour tout leur soutien au fil des ans, et maintenant, écoutez l’album quand il sortira, et nous serons dans votre pays très bientôt ! Évidemment, nous faisons la première partie d’Iron Maiden à Paris, donc si vous êtes à Paris et qu’il reste des billets, achetez-les car ça va être incroyable ! Et sinon, on se verra lors de la tournée européenne ! Passez une bonne journée.

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