
Si vous cherchez la violence en ce mercredi 20 mai, c’est au Klub qu’il faut se rendre pour un évènement unique !
Le Klub DeathFest qui, sous l’égide de Sanit Mils, réunit quatre formations majeures du Death Metal underground italien et finlandais : Galvanizer, Feral Forms, Malformed et Miscreance. Pas de quartier, pas de prisonnier, juste de la violence musicale.
On débute avec Miscreance, quatuor italien de Death/Thrash agressif à souhaits aux parties parfois un peu plus techniques mené par les rugissements d’Andrea Feltrin (batterie/chant), dont la voix sera parfois légèrement sous-mixée. Le set est carré et les nuques se délient rapidement, mais manque de chance, la caisse claire ne tiendra pas le rythme et lâchera dès le deuxième morceau, ce qui donnera lieu à un changement rapide ainsi que des rires lorsque le groupe haranguera à coups de “We broke a snare drum for you!”. Le set est assez rapide, et malgré l’enchaînement assez fluide, le public reste assez calme, se contentant de secouer le crâne jusqu’à ce que le vocaliste ne lâche “This is a new one and a fast one, so do something” pour présenter le dernier morceau, qui est en effet le plus virulent de la soirée, et sera le théâtre d’une dernière vague d’agitation collective avant les applaudissements.
Setlist: Incubo – Oracle’s – Flame of Consciousness – Vukiniwa – Scalp – The Garden – No Empathy – Zenith – Honi Xuma: Vision
On passe à la violence finlandaise sans compromis organisée par Malformed, quatuor dirigé par le chanteur/guitariste Eetu Hyvönen. Sur scène, les musiciens sont plus que motivés, headbanguant en permanence sous leurs riffs massifs aux influences toutes plus brutales les unes que les autres, et on reconnaît cette touche dissonante si savoureuse qui passe parfaitement bien dans la cave. Entre deux titres, le frontman ironise “Bonsoir! Ça va ? Let’s go back to English” avant de nous inciter à remuer le crâne avec eux, chose que nous ferons avec grand plaisir dès la reprise de la rage musicale, toujours aussi bien interprétée par les quatre musiciens qui doivent à peine dépasser vingt ans chacun. Mais peu importe leur jeune âge, ils assurent, et Paris aura droit à sa demie-heure de virulence glaciale de la part du combo d’Helsinki, et je me demande encore comment j’ai pu me lever sans avoir de courbatures à la nuque tant c’était accrocheur !
Changement d’atmosphère pour Feral Forms et son Black/Death malsain venu de Trieste, en Italie, et qui sera le seul groupe à officier à cinq sur scène ce soir, Federico (chant) bien en avant, guitaristes et bassiste sur une même ligne un peu à l’étroit, et le batteur reculé le plus possible. Mais peu importe le manque de place, le groupe ne se fera pas prier pour aligner ses riffs impies sous les grognements menaçants du vocaliste. Assez peu d’interactions autres que des remerciements et un “good evening” pendant que les guitares nous offrent un larsen assourdissant, mais le groupe n’est pas là pour faire ami-ami, et il va enchaîner ses riffs avec rage, remuant comme il peut pendant que nous encaissons sa noirceur en pleine face. Un set sans concession d’à peine plus de trente-cinq minutes qui aura fait sensation par son chaos maîtrisé !
Setlist: Hunter of Chaos – Monastery Raid – Under the Banner of Hell – Sadistic Inner Hate – Titanomachia – Angelcide – Antichrist Congregation – Premalignant
On passe enfin au dernier groupe de la soirée, celui qui prend le temps de faire ses derniers réglages et qui se retourne d’un coup pour débuter tout simplement son set, l’un des groupes les plus violents de Finlande, Galvanizer ! Eux aussi sont quatre (officiellement trois, mais accompagnés par un guitariste live), mais les rugissements sauvages de Vili Mäkinen (basse/chant), parfois complétés par ceux d’Aleksi Vähämäki et Osmo Alpertti Laaksoharju (guitare/chant) comptent pour un bataillon entier pendant que ses camarades et lui-même nous frappent avec leurs riffs ancrés dans le Death Metal, mais tirant parfois un peu sur le Grind. Là encore, la fosse est réactive mais relativement sage, se contentant sur la première moitié du set de remuer frénétiquement le crâne avant de finalement se lancer dans un petit mosh sur les deux derniers titres, que le groupe nous dédie avec un rapide “this song is for you”, complétant ainsi un peu moins de quarante minutes de show avec une tranche de violence aussi grasse que brutale, permettant même quelques leads tranchants. Une véritable boucherie maîtrisée de A à Z !
Setlist: Heretic – Enjoyment of Annihilation – Where Death Reigns Supreme – Shrouded In Chaos – With Deathless Pride – Embers – Plains – Blaze from Within – Sanguine Vigil – Wounds
Rappel : The Black Flame – (Unknown)
La salle se vide, et les stands de merch sont pris d’assaut, les musiciens échangeant volontiers après leur performance du soir. Le Klub a été témoin de quatre dose de violence sauce Death Metal ce soir, que ce soit avec les teintes Thrash de Miscreance, l’efficacité de Malformed, la noirceur de Feral Forms ou la brutalité sans nom de Galvanizer. Merci Sanit Mils pour avoir organisé ce véritable festival de rage !
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