Review 3267 : Jungle Rot – Cruel Face of War

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Jungle Rot n’a pas dit son dernier mot.

Quatre ans après son précédent disque, le groupe composé de Dave Matrise (chant/guitare), James Genenz (basse, Avernus), Geoff Bub (guitare) et Spenser Syphers (batterie) revient avec son douzième album, Cruel Face of War, toujours chez Unique Leader Records.

L’album débute assez calmement avec une Intro exotique où l’on entend d’abord quelques percussions, puis des bruits de corde, des rugissements, et c’est finalement Apocalyptic Dawn qui prend le relai pour nous proposer les premiers riffs du combo, qui a bien évidemment gardé sa touche Old School accrocheuse. Les nombreuses accélérations rythment parfaitement le titre et ses parties vocales furieuses qui renforcent l’agressivité déjà bien présente que l’on retrouve aussi sur Cruel Face Of War, le morceau éponyme qui bénéficie d’un son de basse encore plus présent, rendant la composition groovy à souhaits même lorsque les harmoniques apportent une touche plus dissonante. Tout dans ce morceau nous incite ouvertement au headbang, alors que Maniacal instaure une ambiance bien plus pesante, ralentissant la rythmique tout en laissant les leads recréer l’angoisse du clip vidéo avant de revenir à une approche plus brutale sur Suffer in Silence. Le titre est simple mais extrêmement efficace, puisant dans ses racines pour nous offrir de quoi remuer le crâne en grimaçant, ajoutant une pointe de technicité dans le solo, puis le groupe ralentit à nouveau sur Radicalized, proposant un riffing très lourd et saccadé pour un effet encore plus virulent mais tout aussi entraînant. Là encore, ce sont les harmoniques qui apporteront les sonorités perçantes avant de rejoindre Blade Of Betrayal qui va à nouveau forcir le pas pour faire des ravages autant dans vos enceintes que sur scène, plaçant une belle moshpart au centre, mais également un final plus calme pour nous permettre de reprendre notre souffle. On enchaîne ensuite avec When The Elders Rise, titre qui lui aussi roule tout seul, changeant parfois d’allure pour garder notre attention dans sa violence, puis on notera des influences agressives encore plus marquées sur Horrors Vile, composition suivante qui place une petite intro avant de frapper à pleine puissance, et sur laquelle Dave Ingram (Benediction, Echelon, ex-Bolt Thrower, ex-Hail of Bullets…) est crédité. Même punition pour Legacy Of The Damned, titre d’abord dissonant puis bien plus organisé qui passe toutefois assez vite la main à Rot Riffs qui dispose de moins de deux minutes pour nous donner envie de nous briser la nuque, s’autorisant même des touches mélodieuses avant de passer à Hollow Husk, dernier titre où le groupe revient à son groove ravageur pour nous offrir une dernière vague de violence à bonne allure avant de clore l’album.

Bien que sa longévité parle d’elle-même, Jungle Rot a toujours été un groupe sous-coté qui propose des titres vraiment efficaces. Cruel Face of War fera sans aucun doute partie des pépites Death Metal de l’année !

90/100

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