Review 3271 : Möhrkvlth – Gwenojennoù an ankounac’h

2026 signe le retour de Möhrkvlth.

Huit années après leur premier opus, Grégory Person (guitare/chant), Florian Le Borgne (basse), Galaad Biannic (batterie), Sven Vinat (guitare/chant, Himinbjorg) et Mathieu Losq-Le Bars (chant) signent chez Antiq Records pour la sortie de leur deuxième album, Gwenojennoù an ankounac’h (“Habitudes de l’oubli” en breton).

Dindan Gouloù Ar C’hroajoù Mein ouvre le bal avec un son inquiétant qui dure, nous plongeant dans l’inconnu avant de laisser éclater ses riffs cinglants, suivis par les parties vocales d’abord mystiques, puis bien plus agressives, restant dans ses racines Old School. Il est impossible de ne pas sentir les touches majestueuses que le groupe ajoute entre deux vagues de violence, mais également les quelques influences DSBM qui se profilent dans le voile sombre à l’inverse de Va C’heriadenn qui adopte une touche plus planante et lancinante. On se sent envahi par la froideur du morceau qui contraste avec son riffing accrocheur légèrement plus énergique, mais qui se transformera finalement en océan de noirceur sur le final, rejoignant le plus court et solennel Recueillement, interlude acoustique hypnotique qui nous permet de reprendre notre souffle en douceur. Une fois la pause terminée, le groupe revient à la charge avec Pour Une Couronne De Chrysanthèmes, composition suivante qui prend le temps d’imposer son atmosphère pesante avant de renouer entièrement avec la saturation, laissant s’embraser pleinement sa rage. Le son mélancolique revient en force sur Noz Ar Re Grouget, titre le plus long de l’album qui débute avec une introduction pesante avant d’enchaîner avec une véritable déferlante glaciale qui ancre définitivement le son dans cette approche brute, mais qui compte également sur des moments bien plus longs, à la limite du solennel. Le final est lui aussi bien plus calme, laissant finalement place à la rassurante Aux Songes De L’Hiver, sixième et ultime morceau qui, bien qu’elle soit elle aussi en proie à la saturation et à l’agressivité, développe des tonalités planantes, passant même un moment au chant clair avant d’entrer une nouvelle fois en éruption pour mieux finir la marche dans la neige, et clore l’album.

Bien qu’il ait été en silence pendant quelques temps, Möhrkvlth s’est réveillé avec une puissance obscure et mystérieuse toujours ancrée dans son folklore breton. Gwenojennoù an ankounac’h est une excellente addition au paysage Black Metal français.

90/100

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