Review 3277 : The Secret Of Death – Desecresy

Desecresy nous dévoile ses arcanes.

Toujours mené par son fondateur Tommi Grönqvist (tous instruments, Unholy Redeemer, ex-Slugathor) reste chez Xtreem Music pour la sortie de son neuvième album, The Secret of Death.

Le musicien attaque avec Gorge of the Dead, titre dont le sample caverneux nous met en appétit avant de rejoindre les premiers riffs pesants à souhaits et le growl monstrueux qui s’allient à quelques leads plus entêtants pour créer un véritable bloc aussi solide que lancinant qui nous matraque l’esprit. L’allure baisse encore en rejoignant It Appears in a Dream, puis accélère un peu lorsque le musicien nous roule ouvertement dessus par vagues de violence entre deux moments plus lents mais bardés de leads angoissants, puis on atteint By the Slowing Vortex of Time qui, portant à merveille son nom, va nous ensevelir dans un tableau apocalyptique qui en viendrait presque à s’immobiliser pour mieux nous frapper si on le laissait faire. Crypthymn va démarrer un peu plus calmement que ses prédécesseurs, mais une fois lancé, on constate que plus rien ne pourra l’arrêter, proposant ça et là des explosions de fureur avant de passer à Ancient Timbre of Demise où le groove écrasant devient presque oppressant tant il est massif, notamment grâce à cette basse ronflante. L’homme nous accorde un moment de répit sur la fin, puis il revient avec Rotting Ghouls, composition un peu plus excitée qui conserve les tons les plus gras, mais contrastés par des moments plus minimalistes mais toujours pachydermiques, puis il développe des tonalités occultes avec Summoned With Necrolunar Telepathy, titre suivant qui s’embrase d’un seul coup. Harmoniques aériennes et rugissements bestiaux rivalisent pour posséder la rythmique, puis c’est avec des claviers cosmiques que naît finalement Vanishing Existence, proposant une mise en bouche originale avant que les riffs épais et impénétrables ne viennent reprendre leur place, révélant à nouveau cette horreur musicale existentielle à laquelle nous ferons face jusqu’au retour des claviers, puis du silence.

Nul besoin de dire que Desecresy est resté fidèle à ses racines, les quarante-deux minutes de The Secret of Death parlent d’elles-mêmes ! Un son si gras, poisseux et massif se remarque, et le groupe continue sa carrière avec goût !

85/100

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