Review 3279 : Northborn – Northborn

Prenons les armes aux côtés de Northborn !

Suite à sa première démo en 2024, le groupe suédois mené par Björn Hoenir (chant/claviers, Havamal), Ture Aspelin (guitare, Riket, The Storyteller), Tobey Lagerqvist (guitare) et Andreas Lundgren (basse) recrute Felix Wahlund (batterie, Nazghor, Eternal Evil, Riket), signe chez Art Gates Records et dévoile son premier album, Northborn.

L’album démarre avec Hymn of the North Star, première composition du groupe qui avait d’ailleurs donné son nom à la démo et qui dévoile rapidement ses sonorités épiques entre rythmique furieuse, claviers majestueux et vociférations puissantes. On sent rien qu’à l’écouter que le groupe vient de suède, menant sa charge à la perfection tout en enchaînant les parties instrumentales avant de rejoindre Tale of Lies, elle aussi présente sur la démo et qui profite d’harmoniques tranchantes pour renforcer une base déjà bien énergique. Le contraste entre éléments furieux et touches aériennes est parfaitement géré, tout comme le passage à Fireborn et à son introduction plus douce menant à une rythmique solide et saccadée comme on les aime, et qui ne manquera pas de fédérer en live. Le son devient plus froid avant que Children of the Frost ne se lance vraiment, affichant presque des tonalités aux claviers normalement retrouvées dans les groupes finlandais, mais contrebalancée par une rage communicative. Retour des sonorités majestueuses avec Helldamned, longue composition suivante qui reste sur une approche saccadée efficace et accrocheuse, mais aussi sur des parties vocales puissantes qui rythment la charge vers la plus courte mais incisive The Wolf’s Curse où l’on retrouve la ferveur démonstrative menée par les claviers et les choeurs. Là encore, le groupe fera sensation sur scène, notamment sur le passage plus sombre et saisissant avant le solo, puis Dreamhaunter nous propose des tons plus enjoués pour contraster sa puissance brute et ses harmoniques perçantes, avant de revenir aux riffs imposants avec The Fimbul Scourge. Les parties vocales sont elles aussi bien plus menaçantes, presque caverneuses entre deux éléments très vifs et mélodieux, puis le final saisissant nous mène à Yokai of the Lake, titres aux influences asiatiques intéressantes. Il n’en reste pas moins entraînant, profitant de sonorités différentes pour se démarquer comme les influences Heavy des leads, puis nous atteignons la fin de l’album avec A Warrior’s Fate qui conclut l’album comme il a commencé, entre tonalités motivantes et épiques qui colle parfaitement à la peau de la formation, et qui ne demande qu’une seule chose : voir le public headbanguer devant la scène.

Northborn affiche fièrement ses origines, et chaque composition nous le fait comprendre ! Si Northborn peut paraître long à première vue, le groupe sait parfaitement gérer son rythme et nous emporter avec lui dans sa charge !

85/100

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