
Que cache le mystérieux nouvel album de Klimt 1918 ?
Créé en 1999, le groupe s’articule autour des trois membres fondateurs Marco Soellner (guitare/claviers/chant), Davide Pesola (basse) et Paolo Soellner (batterie), ainsi que du guitariste/claviériste Claudio Spagnuoli, intégré en 2020 suite au départ de son prédécesseur. En 2026, et accompagnés par Prophecy Productions, le groupe annonce la sortie de son cinquième album, Àmor, après dix années d’attente.
L’album s’ouvre sur le son vaporeux de Dream Core, première composition qui propose une douceur enivrante, mais aussi des touches aériennes mystérieuses complétées par des parties vocales lointaines, semblables aux échos de nos pensées qui vagabondent. On trouvera quelques passages plus minimalistes, mais le groupe réussit toujours à relancer la machine jusqu’à ce qu’Aventine ne prenne le relai, créant une coupure avant de reprendre sur des tonalités similaires empruntées au Post-Rock et au Shoegaze. Le flot de dissonance apaisante s’écoule lentement pour finalement atteindre son point d’orgue juste avant que Nihil Vltra ne prenne sa place, revenant à une simplicité entêtante avant de laisser la basse lâcher son groove entraînant pour mieux enflammer la rythmique et ainsi créer une touche de dynamisme avant de faire place à Eros, où le groupe invitera Domenico Vellucci au saxophone alto. Cet ajout permet aux musiciens d’ajouter un élément différent quoique très cohérent avec son univers avant de rejoindre Nexus, nouvelle pièce planante où la base se veut plus énergique alors que les guitares continuent de tisser les sonorités brumeuses comme à l’accoutumée, créant un contraste intéressant tout comme celui qui est fait avec Un ètè invincible, titre que je pourrais presque qualifier de dansant qui prend le relai et nous invite dans son tourbillon accrocheur. Les harmoniques volent au-dessus de nous tout en provoquant la section rythmique qui s’embrase avant de s’assombrir pour Arcade, morceau un peu plus court et mélancolique qui compte sur une basse épaisse pour compléter les guitares toujours fumantes en arrière-plan. Vient ensuite Amor, composition éponyme qui revient à sa douceur simple qui embrume notre esprit et fait passer le morceau en un instant, rejoignant alors Petricore où les parties vocales sont légèrement plus solennelles au début, tout en se laissant aller à la légèreté qui emplit déjà l’air pendant un long moment. On passe ensuite à Aftersun et à ses notes plus joyeuses qui prennent le même chemin que lors des morceaux précédents, puis c’est avec Mountain que l’album prend fin, adoptant une approche plus majestueuse mais toujours aussi aérienne pour refermer ce chapitre.
Klimt 1918 m’était totalement inconnu jusqu’à aujourd’hui, et j’y découvre avec Àmor un univers d’une douceur infinie entre différentes nuances aériennes et vaporeuses qui se tissent naturellement sur une base généralement assez calme. A creuser d’urgence !
75/100